Author

Marie-Noëlle Bramonte

Browsing

Une fois de plus, merci à ma fille chérie pour avoir reformater mon blog. L’ancien n’était plus opérationnel et j’ai failli perdre toutes mes productions.

Géraldine me les a récupérées et j’ai pu commencer à refaire le tri notamment pour les catégories qui sont nombreuses vus mes centres d’intérêt.

Malheureusement, les photos ont disparu mais j’ai fait le lien avec mes autres supports,Facebook, Tweeter et Instagram.

Ce blog, ouvert en 2007, avait pour vocation d’être un journal pour suivre pas à pas mon changement de vie : mon départ à la retraite! Mais ce ne fut pas un long fleuve tranquille! Bien au contraire je me suis vue plongée dans un cauchemar : piégée par ma propre administration. En relisant les textes qui ont jalonné ce bras de fer, David contre Goliath, je me dis que l’écriture est une aide formidable pour matérialiser, formuler des situations pour mieux les affronter. Je reprendrais tous ces articles pour finaliser le livre témoignage de MON HISTOIRE (catégorie)

Enfin sortie de ce piège..et plongée dans de multiples activités, comme l’associatif, j’avais laissé ce blog que je reprenais au gré de quelques lectures ou analyses. .

L’interface était  devenue obsolète…et je  m’y aventurais moins. Et puis, le confinement est venu ravivé, par effet retard, ce besoin d’écrire.

En effet, vu le contexte de cette année 2020, je pourrais mettre toutes les réflexions et analyses que j’ai mises sur le papier…Je vais sans doute nourrir les catégories politique et santé…

Pour l’heure, je dois terminer le livre témoignage qui va clôturer notre association le CCN-ARPEC, sur la prestation compensatoire, versée par des divorcés dépendant de la loi de 1975. Une dérive de cette loi qui a abouti à des aberrations!!!! Après plus de 20 ans de combat et heureusement quelques avancées, obtenues de haute lutte, notre association arrive à sa fin, surtout à cause de l’âge de nos adhérents qui vont passer le relais à leurs héritiers. En effet, ceux-ci  vont devoir assumer les conséquences de cette loi sur la prestation compensatoire de 1975.

Le site http://www.divorceprestationcompensatoire.fr/ la page Facebook du CCN-ARPEC en seront les traits d’union et ce livre témoignage le point final mais surtout la mémoire de ce combat pour en comprendre les rouages.

C’est un sujet tellement complexe que ce livre sera composé de quatre parties : la première est l’histoire d’une famille décomposée par la prestation compensatoire. Evidemment, aucun de nos adhérents n’a accepté de se donner en pâture pour raconter comment ils se sont trouvés piégés par cette loi. D’ailleurs il n’était pas question que ma famille soit non plus citée. J’ai donc décidé de raconter une histoire fictive mais qui reprend la trame où chacun se retrouvera. Je suis en train de terminer ce récit, mais il est difficile à écrire vu que je suis sur le fil où les émotions vives s’invitent à tout moment de la réalité vers la fiction. J’en ai écrit l’essentiel et j’ai demandé, notamment à ma meilleure amie d’en être une lectrice critique.

La deuxième partie sera traitée par notre avocate conseil qui reprendra les lois et  amendements. La troisième donnera des exemples concrets sur des dizaines de familles ne faisant bien sûr apparaître que l’essentiel sans coordonnées. La quatrième fera le rappel des actions de notre association et de ceux qui ont activement et bénévolement oeuvré pour sa réussite. C’est un énorme travail mais je  dois m’y tenir d’autant que je reçois de l’aide et du soutien dès que j’ose la solliciter, notamment pour la mise en page, l’illustration et l’édition….Merci Fairhid!

Vu le nombre de divorces et de familles recomposées, ce livre se voudra être aussi un guide plus général.

Un autre livre témoignage.

En parallèle, j’écris aussi …l’histoire de ma vie de maîtresse d’école...mais surtout par quel “hasard” ou pas je suis devenue institutrice!

Il y a 10 ans, je me suis retrouvée confinée...et l’écriture sur ce blog avait jalonné cette période difficile!

Et oui! J’entamais un “bras de fer” avec mon administration, l’Education Nationale! Suite à une mauvaise information de sa part, je me retrouvais piégée : parce que j’avais réussi le concours interne de professeur des écoles, et alors que je l’avais passé pour améliorer son montant, voilà que je perdais mon droit à la retraite des instituteurs,  à 55ans.

Même le juge du tribunal administratif était effaré : j’avais passé un concours…. pour travailler 5 ans de plus!!!!! Cette histoire ubuesque m’a entrainée dans un bras de fer qui a duré près de 2 ans et que j’ai finalement gagné, grâce au soutien de TOUS, même des services académiques. Et TOUS ou presque devant mon histoire incroyable m’ont dit :  “tu devrais l’écrire “.

Quand on s’en est sorti…on a  qu’une envie : oublier, passer à autre chose…mais j’ai toujours pensé que j’écrirais cette “histoire” pour servir de témoignage sur ce qui se passe dans l’administration et surtout pour donner espoir à ceux qui se battent : ne jamais baisser les bras…je m’appelle BRAMONTE, c’est sans doute plus facile LOL!

J’ai commencé mille fois dans ma tête, sur des carnets, sur ce clavier à écrire mon histoire que j’ai souvent racontée…: toutes les phrases sont prêtes à être imprimées et des dizaines d’articles sont en attente! Mais en commençant par la fin, il m’est apparu indispensable de raconter le début : comment j’avais atterri dans cette administration castratrice d’autant que j’avais été échaudée : j’en avais vu d’autres en tant  qu’étudiante, la poste ou  les impôts.

J’ai donc repris  cette histoire qui a des racines dans mon enfance.  Avoir un regard plus général sur cette “destinée” m’a fait comprendre les choix que j’avais faits. Des choix souvent basés sur des intuitions ou une lecture d’indices que me donnaient les circonstances de la vie. Le choix de rejoindre l’Education Nationale en est l’un des plus flagrants!!! Devant l’intérêt de mes interlocuteurs, je me suis toujours dit que je devais le mettre par écrit….

En reprenant ce blog, je commencerai par mettre des extraits de ces textes pour avoir des avis, pas seulement de ceux qui me connaissent mais d’autres visiteurs qui seraient arrivés sur ce blog par les chemins détournés, notamment  des réseaux sociaux.

J’aime écrire et j’écris tout le temps depuis si longtemps…Sans doute, avec l’âge de la sagesse.. j’ai envie de partager un peu plus  aujourd’hui !

Mais écrire quelques articles …ou un livre! Serai-je au niveau?

J’ai essayé de me rassurer en participant à la master class d’Eric Emmanuel Schmidt. J’ai d’ailleurs mis quelques exercices dans la catégorie essais.Je me suis régalée, en faisant des figures imposées, à revisiter quelques souvenirs mais j’ai vite arrêté pour ne pas trop m’éloigner de mes projets. Non, je n’ai pas besoin d’inventer, il y a tellement d’histoires vraies de ma vie à revisiter…parfois je me dis que j’ai déjà eu plusieurs vies..et pourtant il me reste tant à faire!

Voilà, c’est j’espère,  reparti..Mes doigts recommencent à courir sur le clavier. Merci à mon premier job de secrétaire, autodidacte comme les autres d’ailleurs,  d’avoir conservé ce savoir faire.

Comme beaucoup, je pensais mettre à profit le confinement pour accélérer tous ces projets et curieusement…ou évidemment, j’ai été bloquée!!! Mais après cette année bousculée, l’énergie revient  car cette situation “exceptionnelle”” a eu d’autres effets, notamment celui de nous mettre en observation, en interrogation, en réflexion sur nous-mêmes et sur le monde réel dans lequel on vit! Mais surtout, j’ai engrangé des monceaux d’informations sur des sujets, notamment de la santé que je n’aurais jamais consultés sans cette assignation à résidence!

A 68 ans et grâce à  toutes les expériences que j’ai vécues…les pièces du puzzle se sont rassemblées et je vois de plus en plus clair!

Et cela j’ai envie de le partager.

A bientôt peut-être…

 

 

C’est la commission Européenne qui décide à 80% de nos vies ! : c’est un groupe de personnes non élues qui détiennent tous les pouvoirs : exécutif, législatif et judiciaire.

Celui qui n’est pas élu et détient tous les pouvoirs est un DICTATEUR !

La France est donc soumise à cette dictature et doit obéir, telle une colonie !

Quand on a compris cela et il suffit d’aller sur le site de la Commission Européenne pour avoir tous les éléments, on comprend ce qui met les peuples dans la rue qui refusent d’être colonisés et qui se rendent de plus en plus compte de la soumission de leur gouvernement à ce dictat !

Donc, comprendre ce qui se passe, c’est ne pas s’en prendre à la marionnette mais aux marionnettistes !

Il suffit de sortir de la propagande qui se répand depuis des décennies d’autant plus facilement car reprise par les sacrifiés eux-mêmes !

Il suffit d’ouvrir un livre comme celui de Charles –Henri GALLOIS sur les « Illusions économiques de l’union européenne »

De plus en plus nombreux, les français s’informent et comprennent les enjeux.

Des livres comme celui de C-H GALLOIS ou les vidéos de l’UPR sont là pour nous aider à démêler le vrai du faux mais surtout à aller voir, derrière des discours creux et mensongers, la réalité de cette EUROPE qu’on nous a si bien « vendue », d’autant qu’ils sont si sûrs d’eux qu’ils ne se cachent pas et que toutes les infos sont disponibles.

Si ils sont si  forts c’est qu’ils comptent sur l’ignorance de la majorité, sur la peur insidieusement propagée, sur le déni du plus grand nombre qui leur sert de barrage à toute velléité !

Ils ont raison parce que ça marche depuis des décennies ! Et nous avons tous été complices car nous avons cru à cette Europe et nous l’avons même défendue !

Mais les faits sont têtus et ce nom  Europe qui a camouflé ce funeste projet, laisse apparaître de plus en plus la réalité du désastre  et nous a sortis de notre torpeur, aidés heureusement pas quelques lanceurs d’alerte, tel François ASSELINEAU qui a abandonné une carrière dorée pour ce combat.

Malheureusement pour eux,  la déliquescence de ce projet ultra-libéral a fait apparaître par pans entiers sa réalité bien maquillée de mots fallacieux mais de situations complètement inverses ! L’union européenne est devenue au fil des années un DOGME, donc un fait inattaquable ! Et pourtant, le socle est en train de se fissurer !

Heureusement, comme en 2005, avec des intellectuels comme Etienne Chouard, les français, quand ils veulent s’informer, trouvent les moyens et sont capables de décider !

J’ai repris ci-après quelques exemples du livre de C-H Gallois en espérant qu’il vous donne envie d’en savoir davantage ! Ce livre est à lire absolument avant tout débat car il cite des faits compilés, argumentés et vérifiables par chacun.

C’est un livre d’intérêt public car il donne accès à des textes de traités tellement touffus et complexes qui pourraient dégouter n’importe qui de s’y aventurer ! Et bien sûr, c’est fait exprès.

L’Europe protège, ensemble on est plus fort !!!

NON car l’UE n’est pas la solution mais le PROBLEME !

Comment peut-on répéter de telles affirmations quand on voit les colères des peuples européens à commencer par les grecs sacrifiés, par les anglais qui réagissent, par les français qui sont dans la rue depuis plus d’un an, Comment ne peut-on voir l’hôpital public à l’agonie, l’école républicaine dévalorisée, les gilets jaunes criant leur désespoir, les avocats jetant leurs robes …

Il faut comprendre d’où viennent toutes ces attaques, qui décident de ces destructions !

Il est évident qu’on n’est pas ENSEMBLE ! On n’est pas ensemble puisqu’on s’autodétruit les uns les autres en étant en concurrence déloyale avec  des règles totalement abolies qui nous laissent à la merci des autres.
Notre maison France est ouverte aux quatre vents et chacun de nos « amis »  européens peut venir se servir sans que nous n’ayons rien à dire !!

Depuis 1957, les traités européens posent le principe du « marché unique » européen, qui doit reposer sur les « quatre libertés » que sont dans le cadre de l’union européenne, la libre circulation des personnes, des  biens,  des capitaux et des services.

Ces « libertés » permettent donc les délocalisations, à 55% au sein même de l’union européenne, donc la destruction des emplois en France au profit d’un autre pays européen qui n’a pas les mêmes règles et qui ne les aura jamais puisque pour les changer il faut l’unanimité des 27 autres !!

Par exemple, la directive des « travailleurs détachés », au sein même de l’Europe, c’est donner les outils pour appauvrir un pays au bénéfice d’un autre ! Le « plombier polonais » touche le même salaire qu’un français mais les cotisations sociales sont versées au pays d’origine. C’est le siphonage mécanique du modèle social français !

Depuis 2007,  le nombre de travailleurs détachés est passé de 96 00 à 588 000 !!

Autre exemple : Pour le transport routier, c’est une véritable euthanasie de la profession qui est passée de 50% de l’activité européenne en 1999 à 10% en 2015 ! La raison est que la protection sociale du routier français est en concurrence avec les autres pays européens !

De pire en pire, après une délocalisation des outils de production, on constate une attaque maintenant sur les services :des emplois de comptabilité qui touchent une classe moyenne qui se paupérise et commence à son tour à sentir les effets de la mondialisation.

Une mondialisation qui sévit au sein même de l’union européenne qui de fait ne nous protège pas mais pire encore, nous livre aux voraces du libre-échange forcené !

La fin de ce système est proche car il s’autodétruit : faire des produits de moins en moins cher parce qu’on étrangle le salarié et le patron, diminuer de plus en plus le prix en créant de plus en plus de chômeurs, c’est en fait tuer le consommateur ! Si le consommateur n’a plus d’emploi, il ne consommera plus !

« Il sera chômeur mais pourra s’acheter un tee-shirt pas cher !!! »

Quand un oligarque arrive à dire une absurdité pareille, c’est qu’on est pas loin de la déchéance mentale et de la fin du système !

Voici quelques éléments, à chacun d’aller s’informer notamment sur le site UPR.FR

 

 

 

BRIGNAIS C’EST VOUS !

« J ai besoin de vous sur la liste, sinon il n’y aura pas de liste ! »

Bonjour à toutes et tous, habitants du DOMAINE DES POETES,

J’ai parcouru le Domaine des Poètes, mis des flyers dans votre boîte aux lettres (ça rappelle  des souvenirs) , rencontré certains, discuté avec d’autres mais, vu l’échéance qui se rapproche rapidement, je vous écris cette lettre en attendant de vous rencontrer  si ce courrier vous interpelle.

Comme vous l’aurez compris, je présente une liste aux élections municipales de mars 2020, pour une fois encore défendre mais d’une manière plus officielle, notre cadre de vie. Cette liste est ouverte à tous en respect des valeurs qui me caractérisent. Pour ceux qui ne me connaissent pas encore,  voici quelques infos.

J’ai été très impliquée dans notre lotissement, en tant que présidente pendant les 6 premières années de mise en route (1990-1996) puis comme vice-présidente (2011-2014)  pour clore un dossier. En tant que responsable associative, j’ai été souvent sollicitée pour être sur une liste. D’ailleurs je le fus en 1995 sur une liste qui défendait les services publics, mais j’ai, en 30 ans, toujours préféré garder la liberté d’ouverture qu’offre le monde associatif même si ce n’est pas toujours simple.

Ma famille est arrivée à Brignais en 1989. J’étais institutrice (en disponibilité pour suivre mon mari) et nous revenions de Montpellier.Notre fille avait 6 ans et notre fils, 3 ans. L’école Jacques Cartier n’existait pas  et ils ont fait les deux premières années à l’école Claudius Fournion. J’ai continué comme parent d’élève FCPE quand l’école Jacques Cartier s’est construite. Nous étions la deuxième famille (sur les 117) arrivée  sur la ZAC des Saignes (Zone d’Aménagement Concertée, projet communal) en plein chantier, sans route ni lumière et c’est mon mari qui a envoyé les premiers fax pour suivre l’avancement du lotissement.

A la création de l’association, le notaire s’est tourné naturellement vers lui mais trop occupé par son nouveau poste, c’est moi qui ai « accepté » de prendre cette responsabilité que j’ai occupée pendant deux mandats de 3 ans : toute la mise en route. Les deux dernières années, j’avais repris un poste de CP à l’école Jean Moulin.

Les dossiers et différents classeurs accumulés sont les témoins de l’ampleur de ce travail. Mais ce fut très formateur. J’étais au début  en disponibilité et les autres membres du bureau ayant une activité professionnelle je me suis retrouvée souvent seule pour mettre en place notre lotissement. Je  suis très fière de notre domaine et en le parcourant je me  dis que tous mes efforts n’ont pas été vains.

En 1993, nous avons organisé une grande fête pour l’inauguration du « Domaine des Poètes ».  J’ai passé le relais en 1996 et les bureaux suivants ont su faire perdurer notre lotissement. Je dus cependant reprendre du service en 2011 pour acter la rétrocession de certaines  voiries dans le domaine communal, ce qui n’avait pas été  fait par le conseil municipal, 15 ans auparavant !

Je suis retraitée mais encore présidente d’une association nationale sur les droits des divorcés (CCN-ARPEC). Je pourrais dire que j’ai fait ma part et profiter de ma retraite mais je ne peux rester indifférente à tout ce qui se passe.  Est-ce un changement ou un bouleversement de société ? Pouvons-nous accepter que tous les acquis, durement arrachés et construits par nos anciens soient balayés d’un trait de plume ! Quel monde allons-nous laisser aux générations suivantes ?

Ceux qui me connaissent ne seront pas surpris que je monte encore au créneau, comme je l’avais fait pour défendre un policier municipal en 2005.

L’éducation et le vivre ensemble sont le socle de notre société et après y avoir consacré une grande partie de ma vie, je ne peux pas regarder notre pays se déliter sans rien faire!

Le hasard, ou pas, a mis sur ma route un mouvement politique, l’UPR, classé divers par le ministère de l’intérieur et qui fonctionne comme une association, ce qui m’a plu tout de suite : réunir des citoyens de tous bords mais animés par un même objectif,  rendre sa souveraineté à notre pays qui l’a perdue à 80% avec les traités signés par nos gouvernements, différents  mais soumis aux mêmes règles européistes.

Ce que nous constatons dans la commune est la conséquence des directives européennes qui contrairement à l’argent attendu, ruissellent et nous engloutissent petit à petit.  Avec l’Union Populaire Républicaine, je me suis reconnue  dans l’éducation populaire et j’ai plongé dans les documents à disposition de chacun : traités, conférences, vidéos …Je me suis surtout rendue compte de mon ignorance ! C’était en janvier 2019, en février j’adhérais, en octobre, je décidais de me présenter aux municipales.

Ai-je les compétences ? Nelson MANDELA disait : « Soit je gagne, soit j’apprends ! » On apprend en faisant. Ce qui est passionnant dans la vie, ce n’est pas le but, c’est le chemin et toutes les rencontres de ceux qui se lèvent pour agir plutôt que subir !

Je me donne tous les moyens pour participer à cette campagne municipale. Ce courrier en est un mais je ne suis que le fer de lance et sans lance, le fer ne va pas bien loin !  J’ai déjà atteint un objectif formidable : démarrer  cette aventure et réunir des fidèles et de nouvelles personnes, pleines d’enthousiasme, de cette énergie qui irradie tout le groupe et vous permet de croire au possible. Réunir 33 personnes sur 8000 est donc  à notre portée, mais le temps presse.

Comme je l’entends ces jours,  il serait dommage que nous ne puissions participer à cette campagne faute …….de participants !

Sur plus de 11 000 habitants de Brignais  8631 étaient inscrits aux dernières élections municipales de 2014 et 45% se sont abstenus ! Il est vrai qu’en 2005, près de 55% de français avaient rejeté la Constitution Européenne qui leur a été ensuite imposée avec le traité  de Lisbonne ! Quand on leur demande leur avis, les citoyens savent se mobiliser, mais si on bafoue leur légitimité, ils se détournent et c’est dommageable pour tous !

L’échéance municipale construit les fondations de notre démocratie et chacun doit en prendre conscience. Il est temps de réagir et de reprendre confiance !

 Nous avons appelé la liste BRIGNAIS C’EST VOUS  car si chacun d’entre nous fait sa part, si petite soit-elle,  alors nous pourrons faire entendre notre voix.

Merci à ceux qui m’ont lue jusqu’ici mais ce projet s’arrêtera net si nous ne passons pas l’étape décisive  de cette campagne municipale : réunir une liste de 33 noms, à égalité hommes /femmes.

Toutes les infos sont dans le flyer ci-joint comme le site et les vidéos présentant le programme. Nous avons deux semaines pour compléter la liste. Je compte sur vous !

Il ne tient qu’à chacun de nous  pour que nos vœux se réalisent pour cette année 2020 !

Marie-Noëlle BRAMONTE  06 84 91 35 84.                                     Si vous voulez que votre voix compte, votez pour vous!

5 allée Auguste Renoir  mnbramonte@gmail.com

 

 

 

Voici le texte que j’ai écrit suite à ma décision de me présenter à cette élection municipale. Cela ne devait être qu’un petit texte de présentation et finalement, c’est plus complet puisque, ce qui a  été déterminant dans ma décision c’est la rencontre avec l’Union Populaire Républicaine en janvier 2019. J’adhérais en février.

Ma détermination s’est démultipliée au fil de l’année 2019 quand tout d’abord, j’ai regardé de près ce parti qui existe depuis 12 ans mais que je ne connaissais pas. Je suis désolée de ne pas avoir porté attention à ce  parti tellement minoritaire et que l’on nous montrait de façon caricaturale. Mais comment faire quand, même lorsque vous êtes candidat aux élections présidentielles, vous n’avez que quelques minutes pour démontrer le gigantesque piège de l’Union Européenne. En revoyant maintenant François ASSELINEAU déchirer le texte des GOPE, je vois la portée de son geste qui ne pouvait être que symbolique mais que l’on a pas compris. Les “journalistes” n’ont surtout rien fait pour nous le faire comprendre! Bien au contraire!

Minoritaire car ce sont les sondages qui décident de qui est à 1% et qui est à 20%… Comment avoir 20% de votants car on a 1% d’audience! Tout est décidé à l’avance, on ne le sait que trop!Parce que l’on a perdu toute confiance dans cette “politique”, on continue à se laisser berner! Tous pourris et tout est dit!!!

En rejetant tous les partis politiques qui nous donnent trop souvent des raisons de le faire, on rejette aussi des politiciens  sérieux, honnêtes et désintéressés!

Je ne savais pas que ça existait, et comment l’aurais-je su puis que l’UPR est “interdit” de médias! Heureusement il y a internet, mais la puissance des grands médias écrasent tout sur son passage! Quand un parti politique est absent des grands médias, car totalement blaklisté, il faut vraiment le vouloir pour s’y intéresser. Heureusement, il s’est  trouvé un ami qui m’a interpelé…plusieurs fois. Il faut être persévérant, car, dans mon cas, il a insisté…Et je ne l’en remercierais jamais assez!

Dès que l’on a lancé le premier regard,  écouté les premiers  arguments, regardé la première conférence…on ne peut plus s’arrêter, tellement  on se rend compte du gouffre d’ignorance et de désinformation dans lequel on est. Dans lequel j’étais! Quand justement je me rends compte que quelqu’un comme moi, impliquée, toujours à l’affût d’informations contradictoires, je suis passée à côté de l’UPR, je me dis que la tâche va être difficile mais au combien enthousiasmante de transmettre. Etre tel le bon enseignant, celui qui montre sans dire ce qu’il faut voir! Laisser à chacun la possibilité de se faire sa propre idée.

Quel courage et quelle persévérance, il a fallu depuis plus de 12 ans  et il faut encore à François ASSELINEAU pour tenter de nous expliquer pourquoi et comment nous sommes dans la situation de destruction de notre belle FRANCE. Tous, nous avons constaté et constatons tous les jours les attaques que subissent nos services publics, notre industrie et notre agriculture depuis des dizaines d’années. Comme la grenouille plongée dans une eau froide que l’on fait chauffer petit à petit, nous nous adaptons en pensant que c’est supportable…au moment où l’eau bouillonne, la grenouille est cuite et c’est terminé. Je dirais que les grenouilles que nous sommes sont engourdies et que certaines nous secouent pour sauter vivement du chaudron!!!

Pour ceux qui sont étonnés de voir tellement d’ affiches UPR, alors que les médias n’en parlent pas ou mal, c’est justement pour non seulement contrebalancer cette injustice mais surtout pour nous interpelez…et il semble que l’heure soit venue vu le nombre grandissant  d’adhérents et l’audience exponentielle sur internet.

Je rejoins avec enthousiasme l’UPR qui veut nous réveiller et je suis d’autant plus déterminée que le temps presse : nous sommes bientôt cuits!

Voici mon texte et la vidéo de présentation filmée lors de l’université d’automne UPR à Vallères. Je venais de prendre la décision de cette candidature.

https://youtu.be/7zHoPeamOkw

Je suis honorée de présenter une liste UPR ouverte aux citoyennes et citoyens  de Brignais pour les municipales des 15 et 22 mars 2020.

Personnellement, j’ai adhéré à l’UPR de François Asselineau en février 2019  et j’ai décidé de me présenter à cette élection municipale. A savoir que  l’UPR est classée « divers » par le ministère de l’Intérieur et ouvert à tous ceux qui veulent que la France retrouve son autonomie politique pour décider elle-même de son avenir. J’habite Brignais depuis 30 ans et je me suis toujours impliquée dans la vie de la cité.

Vous me connaissez peut-être comme responsable de parents d’élèves sur Fournion et Jacques Cartier, maîtresse d’école sur Jean Moulin, syndic bénévole de copropriété du Domaine des Poètes ou pour avoir créé un comité de soutien pour un policier municipal. Je suis toujours mobilisée comme présidente d’une association nationale sur les conséquences du divorce.

En tant qu’enseignante ou associative, j’ai fait de nombreuses pétitions et des manifs pendant près de 40 ans, et je constate que toutes les avancées que nous avions obtenues partent en lambeaux !  J’ai toujours voté, par devoir civique, et comme beaucoup, j’ai toujours essayé de voter « au mieux » en constatant que  non seulement rien ne change, mais que ça empire !

Il suffisait pourtant d’écouter François Asselineau qui nous désigne, depuis la création de son parti, il y a 12 ans, les causes de la situation de notre pays qui se dégrade : la désindustrialisation, l’agonie de nos agriculteurs, la vente à la coupe de notre patrimoine et la casse de nos services publics.

Les traités signés par nos gouvernements depuis 1957, mais surtout le traité de Maastricht ont mis la France sous la coupe d’une entité supérieure mais que nous n’avons pas élue : L’union Européenne, “la mal nommée”. Ce mariage forcé, arrangé par nos dirigeants, non seulement n’a jamais été décidé par les peuples européens mais quand ils ont dit NON, comme  les français en 2005 à plus de 55%, leur vote a été bafoué avec le traité de Lisbonne en 2008.

Nous n’avons pas réagi à ce moment-là ! Je n’ai pas réagi, le nez dans le guidon, comme chaque citoyen qui veut faire au mieux dans sa vie de tous les jours! Il est temps de lever le nez, ce que je viens de faire et d’ouvrir notre grand angle.

Ce que nous constatons est la conséquence de décisions prises par les oligarques, non élus, de la Commission Européenne. Nos gouvernants ne sont que des courroies de transmission et, bien sûr, ils ne peuvent pas tenir leurs promesses puisqu’ils n’ont pas ce pouvoir !

On peut rester indifférent et dire que tout cela nous dépasse ! Mais on peut aussi, chacun avec nos qualités, reprendre notre destin en main et celui des générations futures, comme l’ont fait dans des périodes sombres, nos anciens.

Les conséquences désastreuses que nous constatons nous obligent à voir que nous aussi, nous sommes en guerre : c’est une guerre économique que nous subissons d’autant qu’on nous a enlevé les armes pour nous défendre !

C’est une guerre larvée où les combattants sont fauchés par la précarité qui peut atteindre chacun d’entre nous jusqu’à retourner cette violence contre eux-mêmes.Si nous ne sommes pas atteints, pouvons-nous dire que ce n’est pas si terrible ? Mais comment pouvons-nous rester indifférents? Je pense que réduire ces conséquences  à des statistiques ne doit pas nous rassurer mais au contraire nous faire réagir!

Ce n’est pas en se comparant à la misère du monde que nous aurons nos réponses,

Ce n’est pas en refoulant les malheureux à nos portes, que nous protégerons nos enfants.

Ce n’est pas en rejetant les tords sur les « politiques » que nous trouverons la solution !

Nous sommes le nombre et si chacun d’entre nous fait ce qu’il sait le mieux faire, alors nous pourrons regarder fièrement nos enfants en leur laissant un monde meilleur !Je sais rassembler, je sais transmettre et je vais mettre ces compétences au service de cette renaissance.

« Un arbre qui tombe fait plus de bruit qu’une forêt qui pousse »Ne nous laissons pas détourner par des infox qui veulent brouiller notre regard !

J’ai la certitude que nous sommes nombreux à avoir cette prise de conscience : nous ne sommes que des pousses, mais certaines sont déjà bien développées !

« Celui qui ne veut rien faire trouve des excuses, celui qui veut faire, trouve un moyen ». Nous avons encore quelques moyens et les élections, même si le système n’est pas parfait, nous offre ce choix. A nous de nous en saisir et de  rendre ses lettres de noblesse à la politique : nous occuper des affaires de la cité, faire de l’éducation populaire politique, susciter des débats et surtout devenir responsables de notre propre vie. Tout cela nous ne pourrons le faire qu’avec vous : car BRIGNAIS, c’est VOUS!

Si vous vous êtes reconnus dans ce texte et si vous décidez de nous rejoindre,  je serai heureuse de vous accueillir pour vivre ensemble, cette aventure humaine pleine de promesses. Bien à vous, Marie-Noëlle Bramonte

Ci-dessous, les coordonnées pour me contacter et vous renseigner sur l’UPR. Nous ouvrirons bientôt une permanence sur Brignais.

Marie-Noëlle BRAMONTE  mnbramonte@gmail.com  Domaine des poètes 06 84 91 35 84

FACEBOOK :   l’UPR à Brignais      UPR Rhône    UPR TV

Abonnez-vous sur YOU TUBE

UPR Rhône : Pour être au  plus près de nos territoires.

UPR TV (national) : Actualités, analyses, vidéos, conférences où vous aurez accès à  une mine d’informations.

Et bien sûr : le SITE  UPR  https://www.upr.fr

 

Si le RIC abrogatoire avait existé en 1997…

Je parle en tant que citoyenne mais aussi en tant que présidente d’une association qui se bat depuis plus de 20 ans pour aider des citoyens qui ont été condamnés à vie pour avoir divorcé. Ils n’ont commis aucun délit et ils ont respecté la loi, mais la loi, elle, ne les a pas respectés

Elle les a au mieux ignorés, au pire condamnés ainsi que leur famille.

Oui, vous avez bien lu : condamnés à vie, à perpétuité! Dans notre beau pays des droits de l’Homme, comment peut-on être condamné sans avoir commis de délit et à perpétuité!

Quand ces condamnés se sont réunis, en 1997, ils ont cru que leur combat pour demander justice serait difficile, mais ils étaient des milliers et la ministre de la justice elle-même reconnaissait l’injustice qui les frappait!

Après toutes les démarches légales : pétitions, manifestations, courriers aux élus… la réponse fut une nouvelle loi qui nous laissait sur le carreau puisqu’une loi n’est pas rétroactive….

En France, on sait faire des lois…

Il a fallu 20 ans, la persévérance des adhérents et la ténacité de quelques-uns pour obtenir quelques avancées mais tellement peu au regard du résultat : seuls 3% ont obtenu gain de cause et évidemment aucunement réparation : l’Etat ne fait pas d’erreur!

Si le RIC abrogatoire avait existé en 1997, nous aurions pu dignement et en toute légalité faire valoir notre situation. Démontrer que la loi de juillet 1975 sur le divorce par consentement mutuel était un enfer pavé de bonnes intentions.

Réunir suffisamment de voix car des centaines de milliers de familles sont impactées par cette loi qui a fait comme règle une rente viagère et non un capital.

En 1997, l’explosion médiatique de notre situation, reliée par tous les médias et en premier par France Inter, a surpris puis ému la France entière. Vite une nouvelle loi a gommé notre situation…et les médias sont passées à autre chose!

Quel pouvoir avons-nous, simple citoyen face à une telle injustice, fut-elle reconnue?

Juste celui de se regrouper en association et de “vider la piscine avec une petite cuillère”

Cependant cette situation si difficile soit-elle et sans doute parce qu’elle l’est a un bon côté : elle a fait de nous des EXPERTS!

Quand, en face d’un aréopage de spécialistes du DROIT, vous vous apercevez que la présidente de la commission des lois elle-même ignore la loi et reconnait notre expertise, on ne peut se demander qu’une chose : pourquoi ne sommes nous pas associés à l’écriture de la loi et aussi à son évaluation si les spécialistes eux-mêmes sont noyés? On ne peut pas leur en vouloir (quoique : nul n’est censé ignoré la loi )mais on peut au pire les aider, au mieux le faire à leur place!

Dans notre pays, il y a tellement d’associations sur des sujets, en toute matière, tellement de citoyens qui connaissent à fond un sujet, qui agissent avec BON SENS, ce fameux bon sens du père (ou plus souvent de la mère) de famille qui doit mener au mieux les affaires du ménage, tellement de citoyens qui offrent leurs services pour la bonne conduite de notre pays.

Tous ces citoyens font de la POLITIQUE : ils agissent pour le bien (étymologiquement) de la CITE.

TIRER AU SORT dans ce vivier, mathématiquement, vous aurez un maximum de citoyens capables de faire des lois humaines, de les contrôler pour le bien public, pour la REPUBLIQUE : la RES PUBLICA : la chose commune qui nous appartient à tous!

Je suis prête et beaucoup de citoyens, j’en suis sûre sont prêts aussi à relever ce DEFI qui n’en n’est un que pour ceux qui nous en croient incapables! Chiche!

Si le RIC avait existé en 1997, je ne serai pas en train de faire ce post, je ne serais pas en train d’écrire, encore et encore à tous nos élus, à Mr Macron, qui d’ailleurs ne m’a pas répondu!

Son courrier est sur notre site internet CCN-ARPEC.

En attendant, même si je continue à vider la piscine, je me dis que ce mouvement des gilets jaunes est un réveil, certes difficile, mais opportun pour rebattre les cartes et faire vivre enfin notre DEMOCRATIE dans ce beau pays de FRANCE.

De nouveau sur la masterclass d’Eric Emmanuel SCHMITT.

L’exercice demandé est de prendre un conte et de donner le point de vue d’un personnage différent des personnages principaux ou qui sont naturellement les héros sympathiques. J’ai choisi le personnage de la méchante reine dans Blanche-Neige, pour essayer de comprendre pourquoi elle est aussi cruelle.

Je ne lui cherche pas d’excuses mais plutôt des explications : la douleur, la peine, la frustration, la jalousie peuvent déclencher chez  des personnes à priori inoffensives, plus dans les paroles que dans les actes de justement passer la ligne rouge et commettre l’irréparable.

La méchante reine en  arrive à vouloir la mort de sa belle-fille…pourquoi? Cet exercice résonne aussi dans le questionnement sur la manière de réagir dans des situations similaires de conflit familial, comme ceux que nous voyons dans les déchirements des divorces et les conséquences désastreuses qui en découlent. Ce ne sont pas des meurtres physiques, quoique, mais des assassinats psychologiques qui entrainent des situations dramatiques avec des familles déchirées et éclatées : un sociologue a nommé la destruction d’un parent par un autre : l’aliénation parentale.

Voici le texte que j’ai fait pour cet exercice : un des élèves de la masterclass qui l’a lu l’a trouvé intéressant…et vous?

Exercice n° 9   « Le point de vue »  dans un conte, celui de la méchante reine de Blanche neige !

 

« Miroir, mon beau miroir…suis-je la plus belle ? »

  • « oui, ma reine, tu es la plus belle, la plus belle de tout le royaume ! »

La reine se redressa, le cou raidi par la fierté, jeta un regard alentour mais personne n’était  là pour contredire.

  • Merci miroir, mon beau miroir !

Le voilà flatté lui aussi. Beau ! avait t-elle dit. Mais alors pourquoi jeter aussitôt cette tenture sur lui ! Fin de l’entrevue !Un miroir peut-il mentir ? Un miroir peut-il parler ?

Pour en être réduite à parler à son miroir et penser qu’il vous répond, soit vous avez bu quelque chose de bizarre, soit vous êtes bien seule, soit évidemment vous êtes dans une histoire irréelle, un conte par exemple !

Cette reine, si belle, ne croyait plus en son miroir. Bien sûr qu’il lui mentait. Elle voyait bien quelques rides rayer son front et son cou..son cou ! Elle le cachait désormais dans une coiffe sombre qui enrobait toute sa tête, laissant apparaître son visage  plus pâle, plus…non, ce n’était pas de la porcelaine encadrée par l’ébène de sa chevelure. Le visage de sa belle-fille apparut aussitôt !

Mais pourquoi et comment se comparer à  sa belle-fille ? Déjà cette façon de la nommer était provocatrice !

Belle-fille, belle surtout pensa-t-elle, cela ne suffit-il pas ? Belle, parce qu’elle est  jeune : la jeunesse qui rend belle, mais ma fille tu faneras comme les autres ! Moi aussi, j’étais belle…ces mots étaient  insupportables ! Non, s’écria-t-elle en se retournant violemment vers son miroir :-«  je suis, je suis je suis BELLLLLLE ! »

Et dans un râle sanglotant, elle s’effondra sur son fauteuil !

Elle pleura, pleura et se laissa emporter par ce fleuve de larmes qui la laissa épuisée. L’épaisse tenture qu’elle avait jetée sur son miroir avait glissé sous la tempête qu’elle venait de provoquer dans sa chambre, son immense et froide chambre de reine !

Un rayon de soleil vint frapper l’angle de ce miroir ainsi découvert. Le jour se levait, ce qu’elle redoutait par dessus tout :   le jour, ce jour  qui inonde de lumière la beauté de la nature et révèle avec douceur et harmonie les traits de la jeunesse.

Le visage de Blanche-Neige lui apparut de nouveau qu’elle raya d’un revers de manche en hurlant de nouveau :

– Je suis BELLE, JE SUIS BELLE, JE SUIS LA REINE !

Et pourtant, elle aurait dû se résoudre à la réalité : sa jeunesse s’en était allée et avec elle ses espoirs et  ses rêves.Quand le roi l’avait demandée en mariage, quelle fierté et  quel honneur  elle avait alors ressenti ! Comme lui, de sang royal, elle avait vu dans cette alliance, le début d’une vie belle et glorieuse. Et  cette couronne ne serait là que pour magnifier encore davantage son allure altière et sa beauté.

Mais la désillusion fut rapide et fatale. Oui, il l’avait épousée pour sa noblesse mais non, l’amour et même l’attachement n’étaient pas au rendez-vous ! Il  fallait au roi une mère de substitution pour sa fille qui venait de perdre la  sienne, à la naissance.

Elle n’avait vraiment pas porté attention à ce lardon braillard. Il y avait les nourrices pour cela. Elle serait la nouvelle reine car sa beauté était resplendissante : elle était jeune, belle et somptueuse dans ses habits d’apparat.

Mais alors, que s’était-il passé ? Comment son dédain, puis son mépris s’étaient-ils transformés en haine au point de vouloir que cette enfant disparaisse, de sa vue, de sa vie à jamais. Il est vrai qu’elle n’avait pas voulu elle-même enfanter pour ne pas flétrir sa beauté par une grossesse qui pouvait aussi la mener à la mort. Elle ne serait pas la suivante. Elle était reine et comptait le rester.

Mais les années avaient  passé et le regard du roi ne se posait plus que sur sa jolie petite fille à la peau blanche comme la porcelaine sublimée par sa couronne de cheveux, couleur ébène : cette jolie petite fille qui ressemblait tant à sa maman : Blanche-neige.

Etre sans cesse comparée à cette enfant…La colère de la reine  s’était alors transformée en rage, puis en folie meurtrière au point que ses potions de beauté n’étaient devenues que d’infâmes mixtures jusqu’au jour où croyant encore avaler un élixir de beauté, elle se transforma en oiseau de proie ! Elle n’était plus que colère, haine et ses vêtements royaux   prirent la couleur noire du désespoir,  comme cet oiseau du malheur.

Et ce miroir qui mentait et ce grimoire qui ne trouvait pas la formule pour remonter le temps.
Décidément, elle devait réagir, chasser  de son regard cette fillette avant qu’elle ne devienne une femme, avant que définitivement le roi ne l’écarte, elle, la reine !

Si Blanche-Neige disparaissait, alors, elle serait là, elle serait avec lui pour le consoler comme toute épouse sait le faire. Il n’aurait pas le choix : elle occuperait tout son espace, et elle sait qu’elle redeviendrait la Reine !

Dans sa tête, cette vérité tournait en boucle, elle pensait en devenir folle. Il fallait agir au plus vite. Elle hurla si fort que les murs du donjon  dont elle avait fait son refuge en vibrèrent : le ciel s’obscurcit et une volée de corbeaux s’échappa des meurtrières.

Des pas rapides et lourds résonnèrent dans l’escalier. Les gonds de la porte grincèrent dans un râle angoissant.

Le chasseur mis genou à terre et baissa la tête : -« Ma Reine, vous m’avez fait appeler ? »

 

Je reprends un de mes cahiers, écrits en janvier 2001. J’étais redevenue étudiante à la fac : “sciences de l’éducation”.  Totalement inadaptée à ce que je venais chercher. Etonnant puisque le mot éducation était dans le titre. Mais c’est une autre histoire!!

Alors, j’ai fait ce que je fais toujours : chercher et utiliser tout ce qui me permet de m’informer, me former pour faire évoluer ma pensée et de là mes actions.

J’ouvre une page” au hasard” qui parle de l’individu “surgénérateur” : la puissance de l’individu est lui-même, non pas dans ce qu’il possède matériellement mais dans ce qu’il possède “immatériellement” (tiens c’est bizarre le mot n’existe pas).

Pour illustrer le propos, prenons un crayon et une idée.

Deux personnes échangent leurs crayons : au final , elles n’ont toujours qu’un seul crayon. (matériel)

Deux personnes échangent leurs idées (immatériel) : elles gardent leur idée, plus celle de l’autre, ce qui en fera naître d’autres encore…

C’est exponentielle : d’où le terme de surgénérateur!

Nous sommes tous des surgénérateurs à condition évidemment d’échanger nos idées et de les faire fructifier.

ETRE plutôt qu’AVOIR!

Grand débat philosophique à réactiver d’urgence dans ce monde matériel à outrance où le fait de posséder identifie plus les individus que celui d’être et de réfléchir, considérer dans nombre de pays, même démocratiques  comme dangereux!

 

S’il est une émotion qui m’habite et me fait réagir, c’est la révolte contre l’injustice.

Souvent je me suis dit que j’avais du subir de graves injustices dans une autre vie, car c’est une émotion qui a motivé beaucoup de décisions dans ma vie. Comme celle de devenir juge pour enfants pour défendre les enfants conte les injustices qu’ils subissent malheureusement de tous ordres. Finalement, après une année de droit, j’ai pris des chemins de traverse pour connaître la  vraie vie, me connaître en sortant des chemins balisés de l’enseignement en tant qu’élève pour pouvoir devenir maîtresse d’école.

Choisir de prévenir plutôt que guérir.

C’est aussi cette émotion qui m’a conduite à m’engager dans le monde associatif pour défendre ceux qui ne peuvent le faire eux-mêmes ! Souvent les avocats avec lesquels j’ai travaillé m’ont dit que j’aurai dû être avocate.Sans doute, mais j’ai souvent suivi mon instinct et il m’a toujours conduit vers la prévention ou l’accompagnement plutôt que vers la réparation que l’on peut attendre longtemps et qui n’arrive souvent pas.

Trouver un sujet…J’aurai dû sauter ce chapitre, mais j’essaie toujours d’être respectueuse des décisions que je prends, alors j’ai écouté Eric-Emmanuel SCMITT et je me suis mise devant mon clavier pour l’exercice.

Trouver le sujet. En fait, c’est lui qui m’a trouvé et conduit dans cette Master class. C’est parce qu’il est devenu obsessionnel que je continue.

Les évènements de ces derniers mois me mettent dans l’obligation de traiter ce sujet, mais sous une forme romancée pour qu’il soit plus lisible qu’un traité juridique.

Je l’ai commencé tel un scénario de série télé. Mais il s’étoffe et pour qu’il ne s’étouffe pas, je me dois de tout faire, peut-être cette Master class pourra m’y aider. C’est le pari que je dois relever.

Cette émotion, cette révolte je l’ai  ressentie très tôt, c’est elle qui m’a conduite à choisir le métier pour lequel j’étais faite. C’est elle aussi qui m’a m’engagé, entre autres,  dans une association pour la défense des familles recomposées  qui subissent une injustice.

Mon imagination est fertile et je l’ai tellement et joyeusement utilisée avec les enfants. Mais là, elle ne m’est de peu d’utilité tant les situations que je vais raconter sont inimaginables…et pourtant bien réelles.

La raison de ce livre, roman, nouvelle ou autre forme, est de raconter une histoire réelle, arrivée à des milliers de familles.

Re-contextualiser : arbre, racines, ramures. C’est sûr que ça me parle…Je tourne la tête vers la première production de mon livre : sur une grande affiche à côté de mon bureau, j’ai dessiné l’arbre généalogique qui est la colonne vertébrale de mon histoire.   Je m’y remets…

Pour ne pas perdre mes textes sur ce blog, je les mets sur le mien, car c’est impressionnant le foisonnement de textes. Je poste quelques « j’aime » au hasard  des lectures mais je ne vois pas comment je pourrais aider les autres et les autres m’aider. Pour l’instant….

 

Exercice : Passez d’écrivant à écrivain en utilisant  une recette de cuisine.

Moi, la lyonnaise, à la croisée des cuisines italienne et alsacienne de mes grands-mères, avec quelle recette vais-je pouvoir mettre l’eau à la bouche, au corps et au cœur ?

Trop de parfums, de mains enfarinées et de parts de tarte trop vite englouties. Les images défilent trop vite ! J’appuie sur, je ne sais quel bouton, pour faire arrêt sur image !

Le gâteau du dimanche, les boulettes de mamie, les kneffs que seul mon père confectionnait à merveille, tel un dentellier avec   l’expression qui l’accompagnait à chaque fois  « on en mangerait sur la tête d’un galeux! »

Opposé un tel délice et un galeux , un vrai contraste pour sublimer ce mets parfait !

Ne comptez pas sur moi pour vous décrire la recette, seule ma fille a « fait le stage » et parvient à presque les réussir. Papa est parti avec la recette de sa maman ! On s’y réessaiera avec le souvenir de nos papilles et de ces moments de partage : regards complices, « toujours aussi bonnes », et regards croisés sur le plat qui se vide  et nous oblige à savourer d’autant plus les dernières bouchées.

Pâtes italiennes, pâtes alsaciennes : ce n’était pas un débat, ni un combat : juste des moments à savourer en famille. Je n’ai connu que ma grand-mère italienne, ma grand-mère alsacienne ayant tiré sa révérence, l’année de ma naissance. Elle a laissé  son livre de recettes, en alsacien, et son savoir-faire à son fils. Merci papa !

Quand on arrivait le dimanche chez ma grand-mère Rosa, mémé Rose,  l’odeur de la sauce tomate envahissait nos narines et faisait aussitôt gargouiller notre estomac : sauce tomate, des mots tellement minuscules pour une sauce épaisse dans laquelle mijotait des boulettes et des morceaux de viande depuis quelques heures déjà. Maman soulevait doucement le couvercle de la marmite en fonte et tel le génie de la lampe, un petit nuage de vapeur s’échappait et terminait de nous aiguiser les papilles.

On attendait la suite : Le spectacle pouvait commencer : mémé Rose avait étalé la pâte sur toute la surface de la table et telle une magicienne avait pris un manche à balai : oui j’ai dit, telle une magicienne et non une sorcière : marmite, balai !

Mais alors, une gentille sorcière magicienne : comment avait-elle pu étaler cette pâte sur une telle surface : fine régulière. Avec des gestes de pizzaiolo, elle farinait, étalait encore. On n’a jamais vu le début avec la boule de pâte, on arrivait trop tard dans la matinée. Mais maman a tellement vu sa maman le faire, c’est sûr, elle avait la main et la technique.

Je pense chaque fois à mémé Rose, quand j’ai un mal fou à étaler une petite pâte…

Son secret était simple : elle faisait cela depuis l’âge de 9 ans, placé chez un fermier, dans la campagne romaine,  à qui elle devait faire deux kilos de pâtes par jour…Je suis sûre qu’elle pouvait le faire les yeux fermés.

Avec le grand couteau qu’elle  venait de saisir…peut-être pas ! Une fois le manche à balai posé en haut de la table.(sans la brosse évidemment et dont c’tait le seul usage) elle enroulait la pâte, prestement enlevait le manche et avec une vitesse et une dextérité inouïe, comme un grand chef découpe un oignon, elle faisait apparaître, au fil de la découpe, des spaghettis…encore et encore avec une régularité qu’une machine aurait pu lui envier !

Par poignée, elle les jetait dans une immense marmite dont l’eau bouillonnante n’attendait que ça, après avoir embrumer de vapeur  la fenêtre. D’un revers de main, on balayait les vitres avant d’aller déguster ce repas de roi. Les assiettes creuses s’alignaient sur la table redevenue disponible : on allait se régaler !

C’était le dimanche chez mémé Rose.

Manger des pâtes c’était des kneffs de papa ou les pâtes de mémé Rose. Ouvrir un paquet de pâtes, c’était vraiment le pis-aller  et pourtant c’est tellement pratique et le plat préféré de la plupart des enfants. J’en ai ouvert des paquets comme toutes les mamans et encore plus quand on a des origines italiennes, redoublées par celle de mon mari…

Le paquet ouvert, parfois, le souvenir de ces plats délicieux viennent réveiller les papilles et on améliore l’ordinaire avec ces souvenirs extraordinaires.  Tiens, je vais faire des pâtes….

Avoir de l’empathie, considérer l’autre comme un autre soi, se glisser dans sa tête pour le comprendre de l’intérieur.Pour quoi faire ? Améliorer les relations que l’on a avec cette personne ? Pour pouvoir mieux se comprendre, échanger, trouver un terrain d’entente.

L’autre, les autres : c’est un défilé ininterrompu de personnes auxquelles je pense.
Il faut choisir. Une au hasard, je l’observe, j’imagine sa vie, ses habitudes, ses goûts ou simplement ses occupations, ce qui remplit sa  vie ou pas.

Imaginé, en fait non, je n’ai jamais imaginé, trop curieuse du monde et des gens. Au contraire, c’est tellement passionnant de suivre une personne, surtout improbable, c’est à dire loin de soi, que l’on n’aurait pas rencontrée dans ses cercles habituels.

Je pense à cette dame, marseillaise, avec laquelle j’ai été placée au bout de cette chaîne de yaourts. Travail à la chaîne. J’ai 16 ans, je suis lycéenne et c’est mon job d’été, comme on dit maintenant. Une chaleur étouffante en ce mois de juillet et on travaille dans un frigo ; normal pour les yaourts, beaucoup moins pour les ouvrières.

Elle est tellement joyeuse avec son accent qui fait rentrer le soleil avec ses anecdotes et ses traits d’humour. Souvent je m’écroule de rire et les yaourts se mettent à filer à toute vitesse. Pas le temps de les attraper : c’est la débandade. Quelqu’un frappe sur le bouton d’urgence pour  arrêter la machine infernale ! Je ris  toujours en ramassant les paquets bleus des 8 yaourts qui viennent d’être enveloppés par un carton souvent capricieux.

Les ouvrières du début de chaîne me lancent un regard désapprobateur pendant que l’ouvrier qui met en palette en profite pour se frotter les reins endoloris par le poids et le mouvement répétitif de ce travail imbécile. C’est une équipe imposée. Il paraît que c’est une des chaînes les plus difficiles. D’ailleurs on est dans une salle à part.

Surgit alors une surveillante, raide comme la justice qu’elle croit représenter. A son tour elle se précipite sur le bouton d’urgence, vérifie la cadence, tourne le bouton pour l’accélérer, vocifère avec dans le regard toutes les menaces retenues, surtout dirigé vers moi, l’étudiante sur laquelle elle n’a  pas assez de prise, puis tourne les talons et disparaît entre les lourds rideaux de caoutchouc transparent. Son ombre s’éloigne tel un fantôme et  laisse planer une désagréable sensation.

Tout le monde est resté en apnée, elle n’a mis aucune de ses menaces à exécution, on s’en sort bien. Le travail reprend. Plus le temps de parler, les yaourts défilent à une allure folle, tous les gestes s’accélèrent : on suit la machine, on est des machines.

Alors je fais quelque chose d’inouï, de fou, d’impossible.

Avant que les paquets de yaourts n’aient envahi le réceptacle ultime de la chaine, je me précipite sur le bouton et je ramène la cadence à la vitesse précédente.

Vite, je reviens à ma place et je me mets en super accéléré pour rattraper cet aller-retour périlleux. C’est bon, ce n’est pas un rythme de croisière mais on peut un peu respirer et continuer à parler. Enfin échanger quelques mots : un peu d’humour ensoleillé, de ce soleil de Marseille qu’elle a emmené avec  elle et qui fait tellement de bien. Son regard se plisse et il est rempli de gratitude : un court moment de bonheur partagé !

Pour moi, ce n’est rien, je ne risque rien, si ce n’est d’être mis sur une machine plus difficile, ce que fera d’ailleurs la surveillante : mais je m’en fous , je ne fais que passer ! Pas la peine de me dire qu’il faut travailler pour avoir des diplômes et ne pas finir, par exemple, dans cette usine. Je suis fille d’ouvrier et je le sais, mais là, je le vis ! Quand on étudiera le « taylorisme » en classe de philo,  mes doigts endoloris et gelés se rappelleront à moi : vivre un concept dans son corps c’est autre chose.

J’ai 16 ans, elle en a sans doute 45 et en paraît bien davantage. Par bribes, elle me raconte sa vie. Le décès de son mari, ses deux ainés qui eux aussi doivent travailler à l’usine pour que son plus jeune, lui, puisse s’en sortir et faire des études. Elle est là, « condamnée » à ce travail difficile et abrutissant, avec ses deux enfants qui essaieront sans doute d’en sortir. Mais c’est surtout pour le « petit » qu’elle garde espoir.

C’est une simple ouvrière mais pour moi elle devient quelqu’un de très important. Une leçon de vie : j’irai la voir dans son modeste deux pièces, puis je reprendrai le cours de ma vie, mais elle restera toujours dans ma mémoire : elle fait partie de mon panthéon personnel et m’accompagnera toute ma vie, rejointe au fil des mes rencontres par d’autres belles personnes.

J’aime observer les gens et me demander qui ils sont vraiment. Je dis vraiment car j’ai toujours essayé de rencontrer ceux qui sont discrets, qu’on ne remarque  pas et qui sont peut-être ou sans doute beaucoup plus intéressants qui ceux qui sont dans la lumière. C’est toujours ce que je me suis tenue de faire dans mon métier de maîtresse d’école. Celui qui ne dit rien, que l’on pourrait oublier parce qu’il travaille bien, ne se fait pas remarquer, celui-là, je me dois d’aller à sa rencontre parce qu’il a autant droit à mon attention que tous les autres.

J’ai redoublé de vigilance à un moment précis : avec un CP de 25 élèves, chaque enfant est toujours suivi avec attention mais quand je me suis retrouvée avec 34 élèves de 4 ans, suite à un mouvement administratif, ce fut plus difficile. C’est de la folie : 34 élèves, mais qui a décidé d’un tel nombre ?  J’étais jeune maman, j’avais de l’énergie et je me suis donnée à fond pour tous ces élèves et malgré ça, je me suis rendue compte que je ne m’étais pas assez occupée de l’un deux.

Lui aussi est resté dans ma mémoire et m’a servi de leçon de vigilance. Sans doute a-t-il très bien vécu son année et il semblait heureux.Il avait le même prénom qu’un autre enfant, insupportable, qui captait sans arrêt mon attention et lui, je l’ai à peine vu : il n’a pas profité de moi et je ne l’ai pas assez connu.

L’empathie, c’est l’essence même de ce que doit être toute personne responsable d’autres personnes : le contact humain, la connaissance de l’autre, l’échange pour mieux se connaître et avancer ensemble. Beau programme !

Je n’ai pas répondu au premier exercice en prenant quelqu’un d’inconnu, à une terrasse de café ! Je suis trop dans le réel, et la réalité dépasse souvent la fiction!

Pour le deuxième, c’est un exercice que je me dois de faire car un de mes personnages est pour moi incompréhensible car à l’opposé de ce que je suis. Enfin, ce sont ses actes qui le sont. J’ai souvent essayé de me mettre à sa place, mais je n’y suis jamais arrivée, malgré ma devise : je ne cherche pas des excuses mais des explications ! Quand j’ai essayé de me mettre dans sa tête, j’ai non pas réveillé ma partie sombre, mais créer des distorsions que j’ai fuies aussitôt et avec raison.

Donc…à voir si je fais ou pas cet exercice ?  Je doute de son utilité pour l’instant !