Category

POLITIQUE

Category

Une journée bien remplie (2)

Alors que la fête battait son plein, je quittais mes amis allemands et français pour aller rejoindre la classe de CM2.

Et là, quel plaisir de retrouver mon amie Danielle, collègue pendant de nombreuses années à l’école Jean Moulin, mais aussi  ses élèves qui, coïncidence ou non,  avaient été ceux de ma dernière classe de Ce1,  la dernière classe de ma carrière.

J’avais dit à Danielle de ne pas leur dire que je serai là pour ménager  l’effet de surprise et il fut total! Je retrouvais aussi Blandine une maman d’élèves devenue  une amie,   et Sonia, intervenante au centre social, toutes deux accompagnatrices de ce voyage scolaire.

Quel fierté pour nous tous de voir notre commune représentée par l’école Jean Moulin dont les élèves arboraient avec fierté le logo sur leur polo.

Ils avaient relevé le défi et leur prestation fut impeccable. Gentiment encadrée par Myriam, l’enseignante allemande, quel super moment de rencontres.

Je ne sais plus si c’est Danielle ou Myriam qui  offrait la glace, mais pas de problème, je suivis toute la troupe  pour prolonger ces moments agréables et retrouver mon ambiance d’école.

« Tu vas mettre les photos sur le site ? »    me demandèrent les enfants , pour renouer avec les habitudes du CE1 sur notre site de Classe toujours animée par Isabelle.

Sans doute !

Un temps superbe et une terrasse pratiquement pour nous seuls !!!

HUMMMMMM délicieuses les glaces ! J’ai bien fait de venir!

Après ce moment agréable, nous avons fait un petit bout de chemin ensemble et nos routes se sont séparées…

La classe est repartie dans son auberge de jeunesse et moi…muni du plan et surtout aidée par Myriam, je suis repartie rejoindre mes hôtes pour la suite des festivités.

Mais pas seulement….

Arrivée à la maison, je retrouvais Eva-Marie et Walter, toujours sur la brèche pour préparer la suite des  festivités.  Ils m’accompagnèrent sur le chemin à la réunion de travail animée par Christiane et ses homologues allemands. Les échanges avec les participants, comme un député européen furent très riches et heureusement traduits par des intervenants, allemands et français qui  en furent les interprètes dont Hélène.

Mes hôtes nous rejoignirent et tout se termina en chansons…. Toujours très enjoué et festif. (je ne sais pas encore mettre les vidéos…mais il y a aussi des images qui bougent avec du son)

Pour ces 25 ans du jumelage, tous se retrouvèrent  devant des photos  ravivant de bons souvenirs  à en voir les visages épanouis et ravis.

Après cette après-midi bien remplie, nous nous sommes quittés pour mieux nous retrouver quelques heures plus tard: un petit  passage à la maison pour évidemment se changer et faire honneur pour la soirée de gala

Près de 700 personnes se retrouvèrent dans le gymnase, décoré aux couleurs des différentes villes et là : CHAPEAU BAS !!!

Après les discours d’accueil et de remerciements, chacun trouva sa place rapidement !

Et tout d’un coup, une armée de serveurs, chacun portant deux assiettes arriva tel un cordon ininterrompu, pour nous apporter l’entrée. Tout le monde fut servi en 12 minutes (quelqu’un a calculé)…une nouvelle fois bravo. 

Sur les panneaux annonçant la ville, d’immenses panneaux nous avaient mis l’eau à la bouche : pays des asperges et des fraises. Evidemment, je n’ai pas résisté au plaisir de faire la photo : aussi beau que bon !

Sur la scène se succédèrent des numéros de claquettes, tous plus ébouriffants les uns que les autres…

Plus fort encore, le plat chaud…arriva chaud !  Et le dessert glacé auréolé de fraises compléta ce délicieux repas.

Une troupe formidable de chanteurs, dans une mise en scène inventive et joyeuse compléta se régal des sens. Tout était parfait.

Pour remercier cette troupe locale, qui anime depuis plus de 20 ans les fêtes environnantes, j’achetai un DVD…que les principaux protagonistes (compositeur et directeur de troupe) signèrent…décidemment Eva-Marie connaît tout le monde !!!!

Une journée bien remplie. (1)

Dès 10 heures du matin, tout le monde se retrouva sur la place de Brignais.

 

La journée commença par les cérémonies officielles au cours de laquelle les maires de Hirschberg, Brignais, Schweighouse et Neiredau  échangèrent paroles de bienvenue,  d’amitié, de souvenirs, de souhaits et surtout du grand plaisir d’être tous réunis pour cette grande fête du jumelage.

Les deux harmonies française et allemande jouèrent à l’unisson plusieurs morceaux dont le magnifique hymne européen .

Après le rituel échange de cadeaux et un apéritif convivial, tout le monde se dispersa dans la ville, parée des couleurs du jumelage pour se retrouver pour la suite des festivités.

La classe de CM2 de l’école Jean Moulin présenta avec leur classe jumelle allemande une pièce de théâtre,

 Puis, tous les élèves réunis chantèrent ensemble.

Ensuite,  nos amis allemands nous régalèrent, outre  quelques saucisses, gâteaux crémeux, et bonne bière d’une chanson…culinaire  en l’honneur du jumelage.

Merci à Eva-Marie pour l’écriture du texte et l’interprétation magnifique du rôle de Marianne.

Et la journée était loin d’être finie……

 Chez mes hôtes.

Une ligne droite, deux virages et nous arrivons chez mes hôtes.

Notre « chauffeur » nous dépose prestement et nous dit « au revoir »  avec un  accent délicieux !

C’est un petit lotissement dans la verdure,  comme chez moi, une maison comme chez moi…et tout de suite je me sens comme chez moi.

Et ce n’est que le début de « tout comme pareil »…sur tellement de sujets, famille, social, politique, environnement, loisirs, nourriture…(si si…tomates, mozzarella, asperges et …bière !)

Et tout ceci, alors que je parle allemand comme mes hôtes parlent français, c’est-à-dire pas du tout…. à part quelques formules de politesse !

Heureusement…Thank you very much !  We are saved ! Il y a l’anglais !

Je me retrouve comme il y a 30 ans avec l’animatrice allemande Angela, qui était ….professeur d’anglais ! Mais à l’époque mes années lycée étaient plus fraîches dans ma mémoire et nous avions pu tellement converser sur tous les sujets.

Il y a quatre couverts…et nous attendons le fils de la maison…comme chez moi !

J’ai apporté quelques bouteilles de vin, offertes et conseillées par mon mari qui a passé les dernières années de sa carrière plus en Allemagne qu’en France.

Si nos conversations avaient été filmées…et surtout enregistrées par, disons un professeur d’anglais, je pense qu’il aurait avalé son dictionnaire !

C’est inouï comme on retrouve au tréfonds de sa mémoire , les mots assoupis depuis si longtemps de ne pas être utilisés… »you have so many beautiful flowers »  « I dont like this »….et les formules reviennent.

Le plus difficile c’est le vocabulaire….

C’est tellement drôle que parfois après s’être regardé avec  un état allant de la surprise, au doute, à la reconnaissance…on éclate de rire devant nos visages ébahis !

Mais comme on veut à tout prix se faire comprendre, alors on utilise toutes les ressources, gestes , mimiques…et on éclate de rire !

Comme  de toute façon, Eva-Marie est une nature joyeuse et que je pense ne pas être en reste…(comme pareil)on ne s’en lasse pas et  on ne voit pas le temps passer.

« Demain est un autre jour »…répète Walter qui aime s’essayer au français.

Oui il est temps d’aller se coucher, car la journée de demain s’annonce chargée. D’après ce que je comprends et parfois, est-ce le vin aidant, j’ai l’impression de comprendre l’allemand…

Eva-Marie et Walter vont participer activement à la journée de demain, chants, spectacles, animations….Elle sera la  Marianne  française, bien sûr, et en jubile d’avance ! Elle écrit, anime, chante, danse et Walter joue de plusieurs instruments.

Sur le bahut, Eva-Marie me montre une photo  du mariage du  maire et sa jeune femme entourés de mes hôtes, leurs témoins.

 Demain, ils seront tous  en vedette pour une belle journée…

Quel accueil!

« Marrrie-Nowëlle »…une voix douce dit mon prénom comme on savoure une gourmandise.
Puis une deuxième fois….je descends quelques marches pour voir le visage souriant et lumineux, des yeux verts pétillants et un large sourire. C’est Eva-Marie mon hôtesse. Elle est là au pied du bus, un classeur blanc dans la main et un badge sur le cœur.
Oui, c’est bien mon nom qui est inscrit sur le badge en dessous du sien, précédé de deux blasons…
« Bonjour, je suis Marie-Noëlle »
Aussitôt, elle m’entraine dans son sillage. Il est vrai que nous avons une heure de retard, suite aux embouteillages à l’entrée de la ville. La réception était prête, ainsi que l’orchestre mais il bruine…et la cérémonie est écourtée. Tout le monde cherche son chemin, son hôte, l’organisatrice.
J’ai juste le temps de dire à Christiane que j’ai rencontré mon hôtesse…je dois récupérer ma valise, comme tout le monde. C’est un peu confus, entre les 4 cars stationnés, les parapluies qui cachent les visages, les valises …
Je me retourne …où est-elle passée?

Eva toujours virvoltante, me tend un parapluie…me présente au loin son mari, musicien dans l’orchestre..me dit qu’il rentre à la maison en vélo et que nous partons avec la voiture du maire.( tout ceci en anglais bien sûr mais je crois que je n’ai pas bien compris…QUI ?)
Et tout à coup, un jeune homme saisit ma valise à roulettes et traverse la placette suivie d’Eva qui m’entraine avec un grand rire qui je le verrais, tout au long de ce weekend jaillit à tout moment. Mon hôtesse est un tourbillon de bonne humeur. Elle répète encore et encore mon prénom avec délice, me présente au jeune homme. Il bruine encore, nous nous engouffrons dans la voiture, elle insiste pour que je sois devant. Et nous voilà partis.
Superbe voiture allemande, très confortable. Un tableau de bord de jet.. . une sonnerie, des lumières qui clignotent…Le jeune homme me dit que c’est sa femme qui appelle…bien sûr avec le retard, l’emploi du temps s’est accéléré : ils échangent quelques paroles que je ne comprends pas car je ne parle pas un mot d’allemand…..à part quelques mots de politesse. Je pense qu’il lui dit qu’il sera en retard, qu’il emmène Eva-Marie et son invitée …et alors que la conversation semble terminée, dans un grand éclat de rire, Eva-Marie interpelle la jeune femme et s’ensuit entre elles un dialogue ponctué de rire.

 Devant tant de détente, et profitant du retour d’un rayon de soleil, je demande si je peux faire une photo du chauffeur….. j’ai compris, il s’agit du maire d’Hirschberg : Manuel Just.
Il approuve et voici la photo qui donne le ton de ce que sera ce super weekend.

Pourquoi ai-je accepté cette invitation?

Je le pressentais : il est arrivé symboliquement à un moment charnière dans ma vie, pour des raisons personnelle, familiale, sociale, culturelle et politique.

Raison personnelle, parce que je viens de terminer l’étape professionnelle de ma vie. A bientôt 60 ans cela me permet de reprendre mon souffle, de me ressourcer avec toutes les expériences vécues pour proposer une nouvelle étape et me sentir utile, donc restée vivante.

Raison familiale, en raison de mes origines : je dis souvent que je suis européenne puisque j’ai des grands parents italiens et français dont une grand-mère alsacienne, partie de ma famille qui a été meurtrie comme chacun sait avec l’Alsace prise en étau entre la France et l’Allemagne sur plusieurs générations.
Ce voyage a remué en moi tellement de blessures que ma famille a vécues et qui sont quelque part enfouies dans notre mémoire familiale. En 1979, j’avais déjà accompagné des jeunes de Pierre-Bénite pour un voyage en Allemagne de l’Est (10 ans avant la chute du mur) et cette expérience avait été et reste encore aujourd’hui un des moments marquants de ma vie. 30 ans plus tard, cette étape est aussi forte mais cette fois revigorante et chargée d’espoir.
Il est important pour repartir sur de nouvelles bases de savoir que ces blessures sont cicatrisées mais qu’elles seront toujours là pour avant tout ne pas oublier et recommencer les erreurs passées.

Raison sociale, quand à mes engagements dans la société, comme institutrice publique, dont 14 ans à l’école Jean Moulin, école de grande mixité sociale et de projets ambitieux pour tous les enfants. Engagée, à ce titre, pour la défense des fondements de notre République dont la laïcité est un des socles essentiels.

Raison sociale encore, quand à mes engagements associatifs parce que je pense que les différences n’ont seulement ne doivent pas diviser mais au contraire nous enrichir les uns les autres.
Raison culturelle, parce que seule la culture doit être la meilleure proposition à toute confrontation à la place de toute action agressive et belliqueuse. La culture permet tous les langages pacifiques entre les peuples pour les unir et les réunir dans une même communion.

Raison politique, parce notre monde ne peut s’organiser en dehors d’organisations humaines, décidées par tous, acceptées par tous et respectées par tous pour le bien de tous. Encore faut-il que chacun d’entre nous n’en détourne pas l’objectif pour ses propres intérêts.

C’est là tout l’enjeu de notre humanité : respecter les règles communes pour organiser au mieux la vie de tous et que chacun y trouve sa place et son utilité.

Toutes ces raisons et sans doute beaucoup d’autres que je développerai plus tard s’imbriquent entre elles pour m’aider à prendre mes décisions en fonction de ces valeurs devenues miennes grâce à mon éducation, mes études, mes rencontres et mes expériences.

Toutes ces raisons me portent encore à croire (malgré tout) qu’il faut faire confiance à l’être humain afin qu’il trouve en lui toutes les ressources que souvent il n’est même pas conscient d’avoir. Il faut pour cela des révélateurs. La pédagogie en est un. Et la pédagogue que je suis ne peut qu’agir dans ce sens.

C’est pour toutes ces raisons que j’ai accepté l’invitation de Christiane CONSTANT, élue PS au Conseil Municipal de Brignais. Nos chemins sont complémentaires et se sont quelquefois croisés, souvent avec succès.
De ces rencontres est née une amitié car au-delà du fait que nous fonctionnons dans le même cadre de références, les deux femmes que nous sommes aimons vivre ces engagements dans la joie, la découverte des autres avec un humour partagé, indispensable sel de la vie qui permet la réussite de belles aventures humaines.
Celle-ci en est une et je suis heureuse de l’écrire pour la savourer encore et peut-être la faire partager au lecteur qui s’aventurerait sur ce blog.
Merci à tous ceux de mes amis qui passent quelque fois par là et que j’embrasse très fort.
Tout a commencé dès ma descente du car à Hirschberg. ……

Merci  Christiane pour   ce magnifique weekend !

Merci de m’avoir fait rencontrer Eva-Marie et Walter qui m’ont offert l’hospitalité et leur amitié.

Walter et Eva-Marie

Oui, vraiment merci  de m’avoir invitée à ce voyage dans le cadre des 25 ans du jumelage de Hirschberg et Brignais.
Bien sûr je  connaissais quelques  épisodes de cette entente, notamment  par Roger Dumond qui avait été le premier enseignant à correspondre et à se rendre avec sa classe de CM2 à Hirschberg.

J’avais les CP et je me souviens des élèves allemands qui venaient ensuite à l’école Jean Moulin.

D’ailleurs ce fut un des moments émouvants, pendant ce weekend,  de rencontrer des allemands qui se rappelaient ces  moments forts et joyeux partagés avec lui, avec d’autant  plus d’émotion que Roger  nous a quitté en juin dernier.

Moments d’émotion, moments de joies, faits de  retrouvailles pour beaucoup et de rencontres pour quelques-uns, comme moi qui venais pour la première fois à Hirschberg.

Et quel accueil !

 Roger, tu n’es plus parmi nous,  mais je suis sûre portant tu n’étais pas loin, tellement  ce week end a été surprenant et agréable, tant pas les rencontres que par les moments forts et chaleureux passés avec nos amis brignairots et nos hôtes allemands.

Si j’évoque Roger, c’est parce qu’il a été présent depuis le début du projet de voyage et que tous les évènements jusqu’à présent se sont enchainés de façon tellement incroyable… que je ne peux croire à des coïncidences.

 Je veux,  dans ce blog, raconter chaque étape,  commenter et illustrer (photos et vidéos) ce weekend à Hirschberg. Bien sûr cette approche personnelle restera sur ce blog mais cette expérience  collective a  été tellement intense qu’elle enrichira bientôt un autre blog , ouvert à d’autres témoignages.

Une vague est en train de monter, vague citoyenne soulevée par des personnalités courageuses et clairvoyantes.

Est-ce un hasard mais je viens de recontrer à travers différents médias, livres, télé, internet, quelques-unes de ces personnalités qui tentent de nous réveiller : “La force qui nous manque ” …”Allez les femmes “… Nous dire que nous sommes responsables de notre destin!

J’essaie d’en faire écho à travers ce blog…relayé par d’autres, seuls ou plus construits, comme le Réseau Libre.

Nous devons tous oeuvrer dans le même sens en utilisant nos différences commes des outils de compréhension et en faisant tourner les informations pour déclencher chez chacun d’entre nous puis collectivement la prise de conscience!

Avoir conscience des situations réelles est très difficile dans le déluge d’informations et surtout de désinformations, de manipulations, auquelles nous sommes mélès, consciemment ou non.

Avoir conscience que les systèmes en place sont tous bien huilés pour nous opposés plus que pour nous réunir!

Toutes  les différences sont aiguisées avec beaucoup d’habililté pour nous faire nous épuiser les uns les autres dans des combats dont nous sortons tous perdants : différences de religion, de couleur, de niveau social avec des raffinements entre salariés du privé et du public…diviser pour régner.

Machiavel n’était pas machiavélique : si son nom s’est transformé en adjectif, c’est parce qu’on l’a assimilé à son message, mais lui n’a été que le messager…et le premier qui dit la vérité sera exécuté!
Il a simplement observé les différentes étapes à mettre en place par tout dirigeant qui veut contrôler un groupe, et en a fait une sorte de guide pour un prince..une sorte de mode d’emploi….qui a beaucoup servi et qui est toujours d’actualité.

Se plaindre ne sert à rien, si ce n’est à véhiculer des pensées négatives qui nous abîment un peu plus tous les jours.

Non, “la force qui nous manque”, c’est celle de se regarder en face, de voir les balises qui se lèvent, de s’informer, de passer les messages, donc de passer à l’action.

Très vite, la prise de  conscience d’abord de notre ignorance puis de nos possibilités d’agir, de “simplement” nous servir de ce magnifique cerveau que nous n’utilisons qu’à 10% de ses capacités paraît-il, pour voir comme Pinocchio ce qui nous attend si notre conscience ne nous réveille pas!

Cette image de Pinocchio s’impose pour illustrer mon propos.
Je me rappelle du regard épouvanté des amis de Pinocchio…devenus des ânes parce qu’ils se sont laissés éblouir par les lumières et envouter par les musiques de la fête foraine.

Nous sommes comme Pinocchio, pour l’instant, nous sommes  à l’entrée de ce gigantesque miroir aux alouettes…tout brille tout semble facile…tout nous fait envie : avoir tout ce que l’on veut…

Mais Jiminy Crikette  appelle Pinocchio, essaie de le raisonner…et Pinocchio recule, il comprend que tout ceci est illusoire et que pour garder sa liberté, il doit renoncer à l’appel de la facilité.

Et nous, allons-nous renoncer à notre liberté de penser, à notre libre arbitre? Faisons l’effort de penser par nous-mêmes, d’aller chercher l’information, de créer les liens, les réseaux qui vont nous permettre de nous élever, d’être maîtres de notre destin.

Certains disent que nous entrons dans la décennie de tous les dangers…la terre nous secoue elle aussi…allons-nous comprendre que nous sommes tous sur cette petite planète responsables de la vie des uns et des autres.

Le moteur ne doit pas être la peur mais au contraire, le bonheur de savoir que tous nous pouvons nous entraider pour vivre ensemble en paix et dans le respect de cette terre qui nous héberge.

Des messages émergent un peu partout sur la planète…sachons les écouter, les relayer, les amplifier….pour que la prise de conscience éclate enfin.

Peut-être comme l’aile du papillon qui s’agite, un seul petit message déclenchera ce grand réveil!

Ce sera peut-être celui-ci!  Il faut y croire!

Je viens de revoir un téléfilm, me semble-t-il déjà diffusé en 2007, sur la chaine LCP Assemblée Nationale “la française doit voter”
Document passionnant parce que les images d’archives sont intelligemment illustrées par les débats, remarquablement interprètés par des acteurs habités par le sujet.

C’est d’autant plus fort que le combat féministe, s’il est mené par des femmes et des hommes à l’extérieur, ne peut être qu’au crédit d’hommes convaincus et combatifs à l’intérieur des assemblées.

Je pense qu’il faut regarder et s’imprégner des paroles de ce téléfilm comme une piqûre de rappel afin que chacun n’oublie pas que les droits sont difficiles à obtenir, d’autant plus quand il s’agit de ceux légitimes des femmes dans une démocratie.

C’est surtout très récent…1944 pour les françaises, presque les dernières en europe!!!

Il me semble surtout que les paroles de ce téléfilm doivent résonner (et raisonner ) aujourd’hui car les droits des femmes sont un indicateur de la pacification du monde. L’histoire a montré, et précisément lors de ce débat après la première guerre mondiale, que les avancées des droits de l’humanité ont souvent été précédées par celles des femmes.

Heureusement ce téléfim est multidiffusé jusqu’au 9 janvier 2010.
A voir et à commenter, mais surtout à enregistrer.

“La Française doit voter !
Proposée en 1906, débattue par les députés en 1919, rejetée par les sénateurs en 1922, reprise par voie d’ordonnance en 1944 et enfin appliquée en 1945… rarement une réforme n’aura connu un tel parcours.
“La Française doit voter !” fait revivre l’histoire mouvementée de la proposition de loi en faveur du droit de vote des femmes, déposée un 10 juillet 1906 par le député Paul Dussaussoy.

Réalisé par Fabrice Cazeneuve dans l’hémicycle du Palais Bourbon – grâce à une autorisation exceptionnelle de Jean-Louis Debré, Président de l’Assemblée nationale – ce film, entre fiction et documentaire, nous plonge dans l’univers parlementaire de ces années-là.

La Chambre des députés, alors exclusivement masculine, est chargée d’examiner une proposition de loi en faveur des femmes. L’examen de la réforme entraîne de nombreux clivages au sein même des partis politiques. Les discussions sont vives, dépassant le cadre politique et le débat droite-gauche.

A partir des comptes rendus officiels des séances, Bruno Fuligni a composé le scénario pour faire revivre ces grands moments d’éloquence confiés à de grands comédiens. Thierry Frémont interprète le jeune député Flandin, rapporteur du texte, défendant avec force et conviction la capacité politique des femmes. Dans l’hémicycle, Roland Bertin incarnant Louis Andrieux milite pour cette réforme, vivement dénoncée voire moquée par Jean-François Balmer (Victor Augagneur) et Philippe Morier-Genoud (Edmond Lefebvre du Preÿ). Les tribuns s’opposent avec force sur ce projet de réforme tandis que les suffragettes manifestent aux portes du Palais Bourbon.

Cette mise en scène des débats, accompagnée de nombreuses images d’archives, permet de mieux comprendre la société et la place accordée aux femmes à cette époque… La France restant l’un des derniers pays européens à mettre en application ce droit.

Au-delà de la fiction et de la mise en scène de ces débats, “La Française doit voter !” fait résonner un débat très ancien dont l’écho se fait encore entendre aujourd’hui. La question sur le rôle et la place des femmes dans la société française apparaît aujourd’hui plus que jamais d’actualité.

Blog \"La journée de la jupe\" sur ARTE

Si l’on n’a pas peur de voir les réalités en face; ce film est à voir car à lui seul tout est dit!

Je ne regarde jamais les films sur l’école à part, comme tout exception à la règle… “le maître d’école de Claude Berri” parce qu’il raconte “mes débuts”…c’est Coluche l’instit, mais je m’y reconnais tellement!!

Et puis ensuite, il y a les réalités qui sont multiples. Tous les enseignants sont loin de faire le même métier et les difficultés peuvent se concentrer jusqu’à l’explosion et c’est ce que montre ce film.

La réalité de la “journée de la jupe” me parle parce que j’ai souvent travaillé dans des “zones sensibles”. Sensibles est pour moi le bon mot parce qu’il témoigne qu’il ne faut pas y aller avec l’artillerie lourde. C’est bien plus complexe que ça!

Ce film, plus que magnifiquement interprété par les comédiens déchire le rideau d’un coup et vaut tous les discours, toutes les tentatives d’explications puisqu’il met les faits, tout crus, à plat et n’appelle qu’une chose : la prise de conscience.

Un IMMENSE MERCI à Isabelle ADJANI pour son talent, mais au-delà, pour son implication humaine qui donne à ce film la force de son impact.

Je viens de voir sur <a href=”http://www.publicsenat.fr/archives/emission.asp?emission=12&amp;selection=200707&amp;date=200706″>Public Sénat </a> un  documentaire très intéressant sur la parité, suivi d’un débat très édifiant. (prochaine rediff lundi 16 juillet à 12h16)

Pour moi, la démonstration est faite :La forme une fois de plus révèle le fond !

Sur le plateau, quelques femmes, la documentariste,  deux politiques de l’UMP et du PS, une journaliste, et deux hommes : un animateur qui reconnaît son incompréhension des arguments autour de la table et un auteur qui assimile les femmes à une catégorie…(et pourtant il vient d’écrire un livre sur la misogynie en politique !!!!!)

Le fond du problème est dans la manière d’aborder le sujet… la fin de l’émission atteint des sommets quand  l’animateur, au nom du fameux timing, laisse l’autre homme conclure  « Les femmes sont comme toute catégorie, elles veulent une part du gâteau… »

Je suis devant ma télé, je fulmine, je crie la réponse (personne ne m’entend sur le plateau, vive la télé interactive) , je fonce sur mon clavier et je l’écris !

« Les femmes ne sont pas une catégorie mais représente plus de la moitié de l’humanité !!!! »

Cette réponse n’est-elle pas évidente ? Alors que c’est un fait !

Si, même pour des hommes comme ce journaliste qui anime le débat ou cet auteur, qui démontre la misogynie en politique , cette évidence ne leur saute pas aux yeux….c’est que le chemin est encore long !

Au cours du débat, toutes les femmes autour de la table, qu’elles soient  journalistes ou femmes politiques ont ce même discours : Elles ne veulent pas une partie du gâteau, elles veulent simplement être actrices de la vie politique , au même titre que les hommes.

Depuis le jour où Robespierre a fait couper la tête d’Olympe de Gouges qui avait osé demandé l’égalité homme-femme , depuis plus de 200ans donc, les hommes résistent à la participation, à la représentativité des femmes en politique. Et toute l’organisation de la vie politique, au gouvernement, dans les partis et toutes assemblées représentatives en est la démonstration.

  « Il est plus facile de briser l’atome que les préjugés »

Comment faire ? Le documentaire révèle comment la loi sur la parité ( joli emballage) est détournée, avec subtilité, pour donner l’apparence d’une volonté d’égalité tout en  gardant la même organisation de base : un monde politique fait  pour des hommes, par des hommes !

D’où une évolution très lente , surtout suite aux dernières élections :  l’analyse des deux femmes politiques constate même  une « évolution stoppée » , voire un retour de bâton après la participation d’une femme à l’élection présidentielle et un peu plus de députés à l’assemblée !!!!! » Alors, mes p’tites dames….on a voulu faire les malines, on a voulu  y croire !!!  d’accord, vous avez obtenu plus de quantité, mais vous aurez  moins de qualité….ce qui veut dire moins de postes de responsabilité : comme il n’y en avait déjà pas beaucoup»

Car pour parler de qualité, donc de compétences, terrain glissant…

Comme les hommes ont exigé des femmes, dans toutes les hiérarchies publiques ou privées , qu’elles soient deux fois plus compétentes que les hommes pour le même poste, en faisant tout pour qu’elles n’y parviennent pas (le fameux plafond de verre)…quand elles y parviennent, comment peuvent-ils leur faire le procès de la compétence ?
Sont-elles compétentes ? la réponse est automatique : oui, deux fois plus !
D’autres questions ?

Devant ce débat, je ne peux que fulminer, constater et admirer. Ces femmes , toutes ces femmes sont formidables, courageuses et fortes. Car personnellement, je n’ai pas franchi le pas de l’engagement politique, politicien plutôt et quand je vois ce genre d’émissions, je n’ai qu’une envie, c’est de partir en courant.

Je les admire pour résister à autant d’humiliations, de railleries, de méchancetés, de coups bas au sens figuré, mais aussi au sens propre, d’après les récits qu’elles en font ! Quelle honte, quelle bassesse ! en arrivé à bousculer physiquement une personne relève de la bêtise ou pire  de la faiblesse inavouée.

Cette phrase s’impose alors : Pourquoi les femmes sont-elles si fortes ? C’est la faiblesse des hommes qui les y oblige !

A méditer….
Et je me dis qu’il faut cependant  trouver une solution radicale pour changer les choses…puisqu’il faut toujours une rupture et qu’on sera tous morts avant, à l’allure où ça va !
Je soumets cette idée : les femmes, toutes les femmes  devraient créer leur propre force de propositions politiques et appliquer la parité aux hommes. A ce moment-là, je crois que je m’engagerais !