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Quel accueil!

« Marrrie-Nowëlle »…une voix douce dit mon prénom comme on savoure une gourmandise.
Puis une deuxième fois….je descends quelques marches pour voir le visage souriant et lumineux, des yeux verts pétillants et un large sourire. C’est Eva-Marie mon hôtesse. Elle est là au pied du bus, un classeur blanc dans la main et un badge sur le cœur.
Oui, c’est bien mon nom qui est inscrit sur le badge en dessous du sien, précédé de deux blasons…
« Bonjour, je suis Marie-Noëlle »
Aussitôt, elle m’entraine dans son sillage. Il est vrai que nous avons une heure de retard, suite aux embouteillages à l’entrée de la ville. La réception était prête, ainsi que l’orchestre mais il bruine…et la cérémonie est écourtée. Tout le monde cherche son chemin, son hôte, l’organisatrice.
J’ai juste le temps de dire à Christiane que j’ai rencontré mon hôtesse…je dois récupérer ma valise, comme tout le monde. C’est un peu confus, entre les 4 cars stationnés, les parapluies qui cachent les visages, les valises …
Je me retourne …où est-elle passée?

Eva toujours virvoltante, me tend un parapluie…me présente au loin son mari, musicien dans l’orchestre..me dit qu’il rentre à la maison en vélo et que nous partons avec la voiture du maire.( tout ceci en anglais bien sûr mais je crois que je n’ai pas bien compris…QUI ?)
Et tout à coup, un jeune homme saisit ma valise à roulettes et traverse la placette suivie d’Eva qui m’entraine avec un grand rire qui je le verrais, tout au long de ce weekend jaillit à tout moment. Mon hôtesse est un tourbillon de bonne humeur. Elle répète encore et encore mon prénom avec délice, me présente au jeune homme. Il bruine encore, nous nous engouffrons dans la voiture, elle insiste pour que je sois devant. Et nous voilà partis.
Superbe voiture allemande, très confortable. Un tableau de bord de jet.. . une sonnerie, des lumières qui clignotent…Le jeune homme me dit que c’est sa femme qui appelle…bien sûr avec le retard, l’emploi du temps s’est accéléré : ils échangent quelques paroles que je ne comprends pas car je ne parle pas un mot d’allemand…..à part quelques mots de politesse. Je pense qu’il lui dit qu’il sera en retard, qu’il emmène Eva-Marie et son invitée …et alors que la conversation semble terminée, dans un grand éclat de rire, Eva-Marie interpelle la jeune femme et s’ensuit entre elles un dialogue ponctué de rire.

 Devant tant de détente, et profitant du retour d’un rayon de soleil, je demande si je peux faire une photo du chauffeur….. j’ai compris, il s’agit du maire d’Hirschberg : Manuel Just.
Il approuve et voici la photo qui donne le ton de ce que sera ce super weekend.

Pourquoi ai-je accepté cette invitation?

Je le pressentais : il est arrivé symboliquement à un moment charnière dans ma vie, pour des raisons personnelle, familiale, sociale, culturelle et politique.

Raison personnelle, parce que je viens de terminer l’étape professionnelle de ma vie. A bientôt 60 ans cela me permet de reprendre mon souffle, de me ressourcer avec toutes les expériences vécues pour proposer une nouvelle étape et me sentir utile, donc restée vivante.

Raison familiale, en raison de mes origines : je dis souvent que je suis européenne puisque j’ai des grands parents italiens et français dont une grand-mère alsacienne, partie de ma famille qui a été meurtrie comme chacun sait avec l’Alsace prise en étau entre la France et l’Allemagne sur plusieurs générations.
Ce voyage a remué en moi tellement de blessures que ma famille a vécues et qui sont quelque part enfouies dans notre mémoire familiale. En 1979, j’avais déjà accompagné des jeunes de Pierre-Bénite pour un voyage en Allemagne de l’Est (10 ans avant la chute du mur) et cette expérience avait été et reste encore aujourd’hui un des moments marquants de ma vie. 30 ans plus tard, cette étape est aussi forte mais cette fois revigorante et chargée d’espoir.
Il est important pour repartir sur de nouvelles bases de savoir que ces blessures sont cicatrisées mais qu’elles seront toujours là pour avant tout ne pas oublier et recommencer les erreurs passées.

Raison sociale, quand à mes engagements dans la société, comme institutrice publique, dont 14 ans à l’école Jean Moulin, école de grande mixité sociale et de projets ambitieux pour tous les enfants. Engagée, à ce titre, pour la défense des fondements de notre République dont la laïcité est un des socles essentiels.

Raison sociale encore, quand à mes engagements associatifs parce que je pense que les différences n’ont seulement ne doivent pas diviser mais au contraire nous enrichir les uns les autres.
Raison culturelle, parce que seule la culture doit être la meilleure proposition à toute confrontation à la place de toute action agressive et belliqueuse. La culture permet tous les langages pacifiques entre les peuples pour les unir et les réunir dans une même communion.

Raison politique, parce notre monde ne peut s’organiser en dehors d’organisations humaines, décidées par tous, acceptées par tous et respectées par tous pour le bien de tous. Encore faut-il que chacun d’entre nous n’en détourne pas l’objectif pour ses propres intérêts.

C’est là tout l’enjeu de notre humanité : respecter les règles communes pour organiser au mieux la vie de tous et que chacun y trouve sa place et son utilité.

Toutes ces raisons et sans doute beaucoup d’autres que je développerai plus tard s’imbriquent entre elles pour m’aider à prendre mes décisions en fonction de ces valeurs devenues miennes grâce à mon éducation, mes études, mes rencontres et mes expériences.

Toutes ces raisons me portent encore à croire (malgré tout) qu’il faut faire confiance à l’être humain afin qu’il trouve en lui toutes les ressources que souvent il n’est même pas conscient d’avoir. Il faut pour cela des révélateurs. La pédagogie en est un. Et la pédagogue que je suis ne peut qu’agir dans ce sens.

C’est pour toutes ces raisons que j’ai accepté l’invitation de Christiane CONSTANT, élue PS au Conseil Municipal de Brignais. Nos chemins sont complémentaires et se sont quelquefois croisés, souvent avec succès.
De ces rencontres est née une amitié car au-delà du fait que nous fonctionnons dans le même cadre de références, les deux femmes que nous sommes aimons vivre ces engagements dans la joie, la découverte des autres avec un humour partagé, indispensable sel de la vie qui permet la réussite de belles aventures humaines.
Celle-ci en est une et je suis heureuse de l’écrire pour la savourer encore et peut-être la faire partager au lecteur qui s’aventurerait sur ce blog.
Merci à tous ceux de mes amis qui passent quelque fois par là et que j’embrasse très fort.
Tout a commencé dès ma descente du car à Hirschberg. ……

Merci  Christiane pour   ce magnifique weekend !

Merci de m’avoir fait rencontrer Eva-Marie et Walter qui m’ont offert l’hospitalité et leur amitié.

Walter et Eva-Marie

Oui, vraiment merci  de m’avoir invitée à ce voyage dans le cadre des 25 ans du jumelage de Hirschberg et Brignais.
Bien sûr je  connaissais quelques  épisodes de cette entente, notamment  par Roger Dumond qui avait été le premier enseignant à correspondre et à se rendre avec sa classe de CM2 à Hirschberg.

J’avais les CP et je me souviens des élèves allemands qui venaient ensuite à l’école Jean Moulin.

D’ailleurs ce fut un des moments émouvants, pendant ce weekend,  de rencontrer des allemands qui se rappelaient ces  moments forts et joyeux partagés avec lui, avec d’autant  plus d’émotion que Roger  nous a quitté en juin dernier.

Moments d’émotion, moments de joies, faits de  retrouvailles pour beaucoup et de rencontres pour quelques-uns, comme moi qui venais pour la première fois à Hirschberg.

Et quel accueil !

 Roger, tu n’es plus parmi nous,  mais je suis sûre portant tu n’étais pas loin, tellement  ce week end a été surprenant et agréable, tant pas les rencontres que par les moments forts et chaleureux passés avec nos amis brignairots et nos hôtes allemands.

Si j’évoque Roger, c’est parce qu’il a été présent depuis le début du projet de voyage et que tous les évènements jusqu’à présent se sont enchainés de façon tellement incroyable… que je ne peux croire à des coïncidences.

 Je veux,  dans ce blog, raconter chaque étape,  commenter et illustrer (photos et vidéos) ce weekend à Hirschberg. Bien sûr cette approche personnelle restera sur ce blog mais cette expérience  collective a  été tellement intense qu’elle enrichira bientôt un autre blog , ouvert à d’autres témoignages.

 Il n’y a pas de hasard..

Voici quelques temps, je retrouvais dans les cartons des courriers, cartes postales gardés au fil du temps, stokés dans quelques cartons d’archives..

Et dans la séquence : que sont-ils devenus? je retrouvais plusieurs lettres échangées avec des amies de lycée dont  plusieurs avec Murièle. C’est assez étonnant cette correspondance alors que nous n’avons été qu’une année ensemble au lycée, mais il est vrai que nous avions eu de vrais moments d’amitié…..et puis elle a changé de lycée..et on s’est perdu de vue.

En relisant ces lettres , je me disais que c’était bien dommage…

Et puis voilà qu’hier, de passage chez mes parents, alors que je feuillette le journal local  … je tombe sur cette article!

INCROYABLE!  C’est Murièle!

Je ne la reconnais pas..à l’époque on avait toutes les cheveux longs..et puis 40 ans ont passé! Mais il serait surprenant que ce soit une homonyme!

Dès le lendemain, je décide d’aller voir l’expo…à Vourles, juste au dessus de Brignais. J’arrive à 16heures, heure d’ouverture  et j’entre ; je suis  la première visiteuse….et je  me trouve devant Murièle qui me regarde, étonnée, mais se disant m’avoir vue quelque part!

Bingo et oui, c’est bien moi, c’est bien elle, c’est bien nous!!!! Trop drôle, trop fort…trop sympa!

Je reste l’après midi avec elle qui accueille les visiteurs, et chaque fois, on rit on se regarde et on en revient pas! Et dire qu’on habitait pas si loin. Comme elle vient souvent à Brignais et pratiquement chez les mêmes commerçants que moi, on s’est sans doute croisé mais sans se voir!

Bien sûr, il y a internet, copains d’avant ou  facebook… mais là, c’est ce bon vieux journal qui a servi de transfert..et surtout le hasard…non pas le hasard…

Murièle organise des voyages , je crois que nous allons rattraper le temps perdu…..

En attendant je vais retourner voir son expo qui se termine samedi et j’invite mes visiteurs  (s’il y en a qui s’aventure sur mon blog) de lire l’article pour mieux connaître Murièle et bien sûr d’aller la rencontrer.

 
 
 
 
en claudette
 
 
 
Eh oui, le ridicule ne tue pas… heureusement!!!!
J’en connaîs d’autres, j’ai les photos!
  
Hier, c’était le  50 ème anniversaire du lotissement de mes parents, quartier de mon enfance!
Nous,   quinquas aujourd’hui,  restons  des enfants à leurs yeux!
On leur a  fait la surprise avec ce “spectacle” pour marquer l’évènement…sûr qu’ils s’en souviendront longtemps!
  
Donc, après 3 intenses répétitions…. on a dansé Alexandrie Alexandra!!! .
Chacun est reparti avec cette photo de la troupe en souvenir.
D’autres photos et vidéos ont été prises….on attend avec impatience!
  
Bernard n’est pas venu..il avait trial aujourd’hui, Géraldine non plus (24 H du Mans Roller avec Pat) et Xavier un anniv.OUFFFF
 Mais comme deux des enfants de MClaude et Yves sont se sont pointés “inopinément!!!on craint le pire, on surveille Youtube!
  
Bon, on a bien ri, tout le monde était ravi et il parait qu’il y a même une fois où on était ensemble!!
  
Yves était en “blond”…Mister Cloclo, sa femme  Marie-Claude,  Dominique à gauche sur la photo et moi en “claudettes” revisitées en baba cool….faut pas exagérer quand même, le string on oublie!
La 4ème Claudette, Hélène,  avait (pas piscine mais ) théatre le même soir ! dommage.
Comédienne bien sûr! Tous des artistes! Elle nous a rejoint quand même plus tard!
  
Dominique, copine de primaire, et Jacques habitent  la maison des parents de Jacques.
Tous les deux organisent depuis 5 ans, avec enthousiasme et générosité, cette fête de quartier qui réunit les anciens (la plus âgée a 97 ans) leurs enfants et les nouveaux habitants (48 maisons).
Cette  année on fêtait le 50ème anniversaire du lotissement Clair Logis.
Il fallait marquer le coup! 
  
Les “enfants”, comme moi,  qui n’habitent plus,  ni le quartier, ni la commune reviennent un peu plus nombreux tous les ans. C’est super.
 Hier soir on a encore retrouvé des anciens copains d’enfance, surtout qu’à l’époque, on était tous ensemble, il n’y avait ni télé, ni ordinateur!
 
Bien sûr, dans ces moments de fête, on se rappelle surtout des bons moments, mais tout le monde n’est évidemment pas là, plus là !
Certains depuis trop longtemps mais toujours si vivants dans notre coeur.
 
Pendant le “discours ” de Christian sur nos belles années d’enfance,  j’ai soudain pensé à Lucien, son meilleur copain et, après un rapide échange il m’a passé  le micro (trop difficile pour lui).
 
Ce n’était pas prévu mais il a paru évident de  dédier cette  soirée à Lucien,  notre super copain d’enfance, mort noyé, entrainé dans un “trou d’eau” du Rhône. Il avait 15 ans…
C’était aussi  un 27 juin et ses parents ne sont pas venus hier soir.
Se souvenir de Lucien c’est aussi entendre son grand éclat de rire et je veux terminer  sur une note gaie et sur  tous les visages rayonnants de cette soirée   s’exclaffant devant notre enthousiasme débridé, chacun oubliant ses soucis et  ses douleurs.
Je suis vraiment  heureuse d’avoir participé à ce  si beau moment,  tous réunis,  en souhaitant nous revoir tous l’année prochaine!
 
Hier j’avais 20 ans…non 10 ans!
 
 

C’est ce que j’ai souvent entendu quand je l’ai racontée!

 Tant de fois!

C’est vrai que   ce serait plus simple de tout mettre par écrit, une bonne fois pour toute. Ecrire pour expliquer, mais aussi témoigner. Et surtout aujourd’hui, après 6 mois de recul, écrire pour me libérer et me soigner de cette histoire ubuesque!

 Et oui,   Voilà près de 6 mois que je n’ai pas écrit sur mon blog ou ailleurs !

 Promis : aujourd’hui mardi 3 mars 2009 : je vais laisser les mots sortir de ma tête, je vais essayer de les organiser pour qu’ils m’aident à y voir plus clair, et promesse que je me fais en tapant ces quelques mots, je ne les effacerai pas et même je les publierai sur mon blog !

 C’est toujours le premier pas qui coûte : aujourd’hui, je le fais, je pense qu’il est grand temps !

 Après de nombreux aller-retour dans ma tête, des bouillonnements sans fin, des démarrages brusquement arrêtés !!! de marabout d’ficelle, de parenthèses que j’ouvre et que je ne referme jamais !!! (dixit mon psy)  je vais essayer de  faire repartir ma machine !

 Devenir compréhensible, restructurer mon cerveau pour le mettre en situation de concevoir mon futur, de l’organiser en fonction des nouveaux paramètres qui sont à ma disposition.

 Qu’est ce qui m’a mis dans cet état ? Et pourquoi est-ce que je n’arrive pas à me débarrasser de ce sentiment d’oppression ?

 Je sais que je suis victime de moi-même avant tout, de ma façon de «  comme on dit « tout prendre trop à cœur ». Justement, je prends trop à cœur un problème dans lequel le cœur  n’a rien à voir.. : D’où le BUG !!!

 Faire un bras de fer avec l’administration, n’est évidemment pas anodin : David contre Goliath….depuis bientôt 7 ans ( !!!) mais déclaré depuis 5 ! C’est long très long !… je veux démissionner, ne plus en entendre parler !

 « NON NON NON   pas si près du but « me dit mon entourage tellement impliqué! “Tiens le coup, tu ne peux pas tout laisser tomber maintenant, si près du but, ce serait trop bête!”

Oui, c’est vrai, je ne vais pas lâcher maintenant! 

Et je me plie à cette évidence mais je suis comme un funambule qui est « sur le point  » d’atteindre l’autre rive et qui de toute façon ne peut pas tomber, tellement il a de sécurités qui le tiennent. Merci à mon mari, président de mon comité de soutien!

 Mais bon j’ai envie de terre ferme sous mes propres pieds et marcher sans aide!

 Je me dis que si j’arrive à reprendre le fil de mes récits de vie, je vais pouvoir trouver le bout de la ficelle pour refaire la pelote emmêlée et repartir d’un bon pied !

 D’autant que des projets, j’en ai plein ma tête et mes placards. Là, j’ai été un peu stoppé net !

Oui, mes chères collègues, je n’oublie pas que j’ai une méthode de lecture à mettre en forme, trouver un éditeur !!!!

Heureusement, l’organisatrice de fond qui est en moi a pris le relais et j’ai commencé par ranger mes placards ? ce qui est un bon début ! 

 Donc, c’est reparti avec un projet qui est (doit être , sera) aussi une thérapie : ECRIRE !

 Il me semble que lorsque je pourrais reprendre le fil à l’envers, revenir sur toute mon histoire d’enseignante, je pourrai plus facilement en  vivre la fin, même si celle-ci n’est pas celle qui était prévue au départ.

 Donc : projet numéro 1 : ECRIRE mon histoire :

 – comment mon choix d’être instit, puis prof des écoles m’a permis de faire un métier que j’ai adoré dans des écoles formidables, et ça c’est assez merveilleux pour être raconté !

  – et comment je me suis fait “piéger” par l’administration qui me contraint d’aller au Tribunal Administratif réclamer mon droit à la retraite !

 Car ce qui est assez étonnant et qui se télescope dans mon histoire,  c’est la distance entre ces deux mondes : celui de l’école, lieu vivant et réactif , enserré dans celui d’une administration qui devrait être un cadre protecteur mais  peut devenir un étau destructeur !

J’ai décidé de publier, dans un premier temps ,  sur ce blog, les différents chapitres qui seront soit chronologiques, soit élaborés à partir d’un mot-clé.

Le premier chapitre, je l’ai déjà écrit en  juin 2008 : mon départ de l’école.

Je repartirai donc  de là où tout s’est arrêté dans les faits, pour continuer dans l’écriture et remonter le temps de ma vie d’enseignante.

 On m’a suggéré d’ailleurs, vu mon histoire, d’écrire un livre. On verra, je vais écrire quelques chapitres et puis si c’est cohérent, intéressant…

Jeter quelques idées sur le papier,bien sûr c’est écrire et   c’est ce qui m’a souvent aidé à reprendre le cours de ma vie : passer par l’écriture, la mienne sous tous supports, cahiers d’écolier souvent, carnets, agendas…mais aussi par celle des autres.

D’ailleurs, les pyramides de livres, à côté de mon lit en témoignent…des auteurs, mes amis inconnus qui m’ont aidée à nourrir mes réflexions et  à remettre de l’ordre dans mes pensées, sans parler bien sûr du plaisir intense de tenir un livre entre les mains et de se laisser emporter !

 Plus encore, en  reprenant un à un, les derniers achetés,  le plus souvent par hasard ou  par instinct. Il m’apparaît qu’ils sont arrivés chacun au moment où j’en avais besoin, durant ces derniers mois,  répondant à mes questions où accompagnant mes propres interrogations.

 Tous ces auteurs sont des passeurs …et aujourd’hui, j’ai envie de continuer  en reprenant la plume !!! C’est une image, je tape plus vite sur un clavier.

Donc, pour ceux qui sont déjà arrivés jusque là ! BRAVO !

Ce sont sans doute, ceux qui m’encouragent à écrire. Qu’ils soient remerciés de leur encouragement. J’attends maintenant les commentaires.

Bien sûr, j’ai pas mal de textes sur mon ordi.. des morceaux de moi , des brouillons secrets que je vais relire. A savoir maintenant si je pourrais  les mettre sur ce blog!

Vos critiques et vos encouragements seront  une part essentielle de mon entreprise.

Bientôt la suite ! (de mon histoire et de mes autres projets)

Coucou Fairhid, la prochaine fois que tu viendras sur mon blog, tu verras que je l’ai mis à jour!!!

Et tu es à l’honneur. Ravi de t’avoir vu pour le festival de la Bulle d’Or et merci pour la dédicace. J’ai maintenant un collector!!!! Tous les visiteurs apprécieront la ressemblance entre l’auteur et le dessin..mais pour les cheveux, faudra faire quelque chose, monsieur Zerriouh !!!

Bon j’attaque la lecture de tes mangas  KENRO, Tomes 1 et 2 pour être prête pour la suite avec la sortie du tome 3 le 26 novembre!!!  Un manga qui se passe à LYON…. faut pas manquer ça!

Bravo pour tes albums et maintenant tes mangas!   A très bientôt …sur ton site!

Dernière photo dans ma classe.J’ai 55 ans et je pars (à la retraite).

Je ferme la porte de ma classe. Mes élèves se mettent un rang. Je leur demande que ce dernier rang soit le meilleur de l’année. Et il l’est. Allignés, silencieux, les élèves me regardent avec un petit sourire complice. Pas un bruit, pas un chuchotement…nous descendons l’escalier. Je viens de leur faire un petit discours, le dernier, celui des dernières recommandations, pour effacer celui des adieux qui déjà, en fin d’année scolaire “normale” nous serre un peu le coeur. J’attends aussi que toutes les classes soient sorties. Quelques éclats de voix au loin. C’est bon, on peut y aller.

Ma gorge est un peu nouée. Tant mieux. Je leur ai dit :  je vous  regarde, je ne dis plus rien…ils sont sages. Je mets mes lunettes de soleil, pour affronter…le soleil mais aussi  parer aux larmes d’émotion que je ne pourrais pas retenir. Tout est calme, juste le froissement des vêtements et le cliqueris de quelques boucles de cartable et  nous arrivons dans le préau.

Le silence et  tout d’un coup : une foule dans  le préau   : tous les élèves de l’école et  tous les enseignants qui explosent en cris de joie et  en tapant dans leurs mains. La surprise, la joie, le bonheur…. Photographies, fleurs, cadeaux…tout se bouscule! Mon coeur vient d’exploser et se répand en larmes.

“Ouvre ton paquet!” me crie-t-on?  Un vase?  plus tard, je verrai! “Non, ouvre tout de suite” !

Qu’est ce que c’est? des dizaines de cartes , d’amour , de déclaration…il y a à lire. Et puis pour que chacune garde un visage, un album des photos de tous ces enfants faisant un coeur avec leurs mains.

Isabelle!!!!! Ma collègue, ma complice, mon amie!!! c’est toi qui a tout manigancé!!

“Tu vois, on t’a fait pleurer! Des enfants me regardent et pleurent aussi. ” Mais non, je ne suis pas triste, je pleure…de joie! Je ne disparais pas…on se reverra!

Comme l’a dit une des élèves : je te verrai au marché! Et puis il y a le regard d’un autre qui me scrute et sans doute surpris de savoir que je suis  si “vieille” , se frotte la joue et me dit :  “mais…. tu mets des crèmes!”

Bien sûr que j’en mets ! Mais avant tout, cette jeunesse , c’est à lui, c’est  à eux, à tous ces enfants avec lesquels j’ai partagé ma vie d’instit que je la dois. Bien sûr, ils  prennent de l’énergie, mais combien ils  en donnent en échange. Quelle belle énergie, et quelle belle vie avec eux! Je les en remercie du fond du coeur.

C’est pour ça. La batterie a fonctionné à plein régime, maintenant elle doit changer de rythme pour durer encore. Je vais reprendre mon souffle et partir pour une nouvelle étape..qui bien sûr croisera des regards d’enfants. Ils sont mon énergie, ils sont ma vie! Les miens, mais tous les  autres aussi

Tiens ça rime!

A relire mes derniers articles, il est évident que cette période de fin d’année, de fin de carrière, de fin d’école n’est pas un long fleuve tranquille.

Si,  à la surface,  le canard semble paisible et avancer avec douceur, en dessous, il bat des palmes comme un malade…

J’essaie moi aussi de ne pas laisser paraître à la surface tous les soubresauts causés par ma mise en tenaille entre l’administration et  la justice. Difficile, le pot  de terre contre le pot de fer, David contre Goliath…beaucoup d’expressions mais une réalité qu’il faut affronter.

Je pensais que ce serait plus facile en gardant le nez dans le guidon…et ce fut possible tout au long de cette dernière année…surtout en regard des difficultés en tout genre qui ont bridé notre travail et occupé nos esprits. Malgré cela, on a tenu toute l’année, Isabelle et moi : pour nous mais surtout pour les enfants, toujours pour les enfants.

Mais, sur la ligne d’arrivée, il faut bien lever le nez pour passer la ligne .

Les derniers jours passent comme au ralenti….et tous ces témoignages d’amitié et de soutien réactivent des questionnements sans fin.  Impossible de ne pas  y penser quand chacun a sa petite phrase ou une intention, pleine de compassion ou de gentillesse. Cela devient , non pas des couteaux dans la plaie( faut pas exagérer) mais des moments d’émotion beaucoup plus forts et beaucoup plus difficiles à contenir que je ne l’aurais imaginé.

“Ne pas trop prendre à coeur”, laisser aller, penser à moi… le plus difficile est d’aller contre ma propre nature : je suis faite comme ça! Mais que ça fait du bien ! Tous mes amours, tous mes amis…qui me connaissent pas coeur sont  là, en rempart…et m’attendent pour la suite …je suis tellement entourée ! quel bonheur!

“Ne pas perdre de vue l’objectif” c’est la phrase clé que mon mari me donne toujours quand je suis en panne d’outil et chaque fois, elle me remet sur le chemin. Merci à lui pour TOUT : 30 ans d’amour et de  complicité…pour commencer. Justement, il a hâte pour les 30 suivants et c’est lui qui a tranché….avec son humour à lui :  “finies les conneries!” Je traduis : l’école est finie…plus que quelques jours!

Donc, ne pas perdre de vue l’objectif et pour cela jalonner  les étapes qui m’y conduisent.

Mes collègues,  devenues  mes amies au fil de ce temps d’école, ont tellement insisté (et elles ont eu raison) pour que je les réunisse autour d’un pot de départ. Oui,  ne pas partir seule, mais les oreilles remplies de leurs éclats de voix, mélées de rire et de  messages d’amitié. Le pot de départ :  ce sera le lundi 30 juin. Je voulais que ce soit dans ma classe…mon point de départ et d’arrivée. Tous ont insisté pour que ce soit dans le préau…il y fera plus frais!

En cette fin d’année, beaucoup de célébrations, de pots, de départs à la retraite…entre collègues, entre amis et puis les cérémonies officielles. Mais de ces dernières, je ne peux faire partie malgré l’invitation ; je ne pars  pas officiellement en retraite…

Cependant, “on” ne me privera pas de tout ce qui fait un passage d’une étape de la  vie à l’autre… J’aurai le plus important : ce pot de l’amitié,  moment privilégié,  entourée de tous ceux qui ont partagé  ce parcours .

Et puis, je ne fais sans doute qu’anticiper la décision du Tribunal Administratif qui décidera très bientôt (mon avocat vient de déposer un référé) que je serai réellement en retraite, en cette fin d’année soclaire comme c’était prévu, puisque j’ai 55 ans passés.  Je ne veux pas me poser en victime car, nom d’une pipe.. .je n’ai fait aucune erreur…ALORS!!!!!!!!!!!!!

Je suis d’autant plus sereine que j’ai passé le relais : “mes héritières.”sont en place pour l’année prochaine.

“héritières”…ainsi se sont-elles nommées puisqu’elles héritent de “mes trésors” : l’expression de mon travail, la matérialisation de ma pédagogie..des graines à replanter : ce sera un peu de moi mais, en pédagogie, plus encore qu’ailleurs, chacun réinvente, enrichit les productions des précédents pour adapter cette fabuleuse aventure qu’est la transmission du savoir à des enfants pleins de vie.

Je ne serai jamais bien loin., elles le savent , …surtout avec ce nouvel outil :  je ne serai qu’à un petit clic!

Disponibilité refusée ; prodédure en référé lancée! Il est hors de question que je me laisse détourner de mon objectif par des tracasseries administratives …Je ne vais pas attendre que l’on statue sur mon sort. Je reprends la main!

Prévoir ou subir! J’ai toujours choisi et je garde le cap. Il était prévu que j’arrêterais d’être maîtresse d’école  fin juin 2008 ; il est naturel que  je célèbre ce départ.

J’invite donc  tous ceux qui m’ont accompagnée dans ce parcours  à un pot de l’amitié pour boucler ensemble cette étape de ma vie ! 1976….2008 ! Quelques années au service des élèves dont 14 à l’école Jean Moulin.