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Pseudos, anonymat et liberté!

Et voilà, Thierry Crouzet a lancé l’idée du réseau libre.
J’ai laissé deux ou trois posts et me voilà dans la liste de ce nouveau blog. J’en suis flattée mais je ne sais pas si j’y ai vraiment ma place.

En effet, je me demande ce que je viens faire au milieu de tous ces blogs politiques, de partis ,de convaincus, de politologues ou d’expression politique.

Pour moi la politique est plus dans les actes que dans les discours. Je sais mieux en faire qu’en parler : j’ai toujours préféré exercer mes devoirs citoyens dans ma vie de tous les jours plutôt que choisir un camp politicien.
C’est ça, pour moi, faire de la politique. D’ailleurs, ma blogoliste est surtout composée de mes sites familiaux, professionnels et associatifs.

Se sont rajoutés seulement ceux de Thierry et du Réseau libre, parce que Thierry correspond au genre de personnes avec lesquelles j’ai souvent partagé des aventures humaines formidables.

De ce point de vue, je peux peut-être y avoir ma place, si les réflexions basées sur mes expériences de vie peuvent intéresser?

Mais alors, pour moi, deux préalables s’imposent pour participer à ce réseau : la terminologie et la question de l’anonymat.

En effet, si l’on veut réunir des citoyens de tous horizons, il faut au minimum pouvoir se comprendre pour échanger. Il faut donc se mettre d’accord sur une terminologie.
Si n’échangent que ceux qui ont le même cadre de références, le réseau risque d’être vite prisonnier de ce cadre et des gens comme moi, ne parlant pas bien “cette langue” s’en exclueront d’eux-mêmes, sans parler de ceux qui n’oseront jamais y entrer.

Le danger est de se retrouver entre soi…il me semble que c’est à l’encontre de l’idée de réseau et de cette liberté d’en faire partie.

Ensuite, pour mieux se comprendre il faut aussi mieux se connaître. Grâce aux liens sur les noms de ceux qui écrivent sur le blog de Thierry, on a accès au blog ou au site des personnes.

Si j’ai assez rapidement “accroché” à celui de Thierry, c’est parce que bien sûr, j’ai fait sa connaissance à travers son livre du 5ème pouvoir, mais aussi parce qu’il parle de lui, de sa vie, professionnelle , mais aussi personnelle à travers ses messages.

J’aime les gens et c’est leur humanité qui m’attire plus que leur discours. Je dirais même que je me méfie des discours et surtout de ceux qui “savent”.

Donc, je vais , je surfe, j’essaie de comprendre, je passe d’un texte à un autre…et je me heurte aux pseudos et à l’anonymat.

Quand on clique sur un nom et qu’il n’y a que du texte derrière…on lit, on essaie de comprendre une pensée, de supposer un profil pour pouvoir engager un échange. On cherche des indices… Et la pédago que je suis est assez aguerrie sur ce terrain. Mais lorsque l’on se cache volontairement…derrière des pseudos, je dois admettre que je décroche.

D’ailleurs, j’avais décroché, il y a quelques semaines ; par manque de temps aussi, gestion des urgences de la vie des femmes : vaste sujet mais qui n’intéresse que peu de monde sur ces blogs : la raison en est aussi la cause.

Et puis je reviens faire un tour et l’idée du réseau libre apparaît dans l’esprit créatif et joyeux de Thierry.

J’envoie quelques textes, puis quelques échanges se font . J’essaie de comprendre les écrits mais surtout qui les a écrits pour pouvoir mieux cerner leur pensée et donc la mienne, et de nouveau, je fais face au mur des pseudos!

D’ailleurs, lire une blogoliste me fait penser au compte-rendu des courses de chevaux (tiens on reparle de pari) Donc première réflexion, pourquoi se cacher derrière des pseudos, pourquoi cet anonymat?

Bien sûr, dans un premier temps, sur internet, on ne savait pas sur qui on allait tomber. Mais il ne s’agit plus de cela dès que l’on aborde des sujets précis avec des personnes identifiées.

Personnellement, j’ai toujours mis mon nom, parce que j’assume tout ce que j’ai fait. ll m’arrive d’ailleurs de le mettre dans les moteurs de recherche et de le voir apparaître dans des pétitions que j’ai signées, dans des compte-rendus de réunions auxquelles j’ai participé. Et alors, j’assume et j’en suis même fière.

Nous avons la chance d’être dans un pays de liberté, liberté chérie si durement acquise et reconquise au cours de notre histoire et inscrite en bonne compagnie au fronton de nos mairies. Pour ne pas la perdre, il faut la faire vivre ! Et pour cela il faut l’exercer!

Puisque le réseau s’appelle le réseau libre, inscrivons nos noms en son coeur, simple geste de cohérence.

Cette question de l’anonymat rejoint, en cette période électorale, celle de l’anonymat du vote.

Voter à bulletin secret pour garder la liberté de voter pour qui on veut. Mais si on le dit…ce n’est plus un secret. Or il est très intéressant de noter que pour cette élection, finalement beaucoup on dit pour qui il votait…

Chacun a voulu exercer une autre liberté, celle de défendre son point de vue et échanger des arguments.

Excercer son devoir de citoyen, est-ce donc simplement voter à l’abri d’un isoloir ou bien expliquer son choix en confrontant ses arguments à ceux des autres pour essayer de mieux comprendre les siens ou de les faire évoluer.

Bien sûr, si on a pas d’arguments c’est plus simple de se muer dans la toge du secret et si on ne veut pas assumer ses choix, se cacher derrière un pseudo.

Il me semble donc que pour construire sur de bonnes bases, il faut que toutes les briques soient compatibles mais surtout cohérentes. Un maçon se lancerait-il dans un construction sans savoir si tous les moellons ont la même consistance?
Nommés et anonymes peuvent-ils créer un vrai maillage, si les règles qui les unissent ne sont pas les mêmes?

Le réseau libre ne doit -il pas être l’essence même de toutes ces libertés individuelles égales et exprimées?

Je lance le débat : l’anonymat est-ce la liberté?

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