La force des mots…trouver le mot juste, celui qui définira vraiment une sensation, une pensée, une idée.

Cette force des mots qui transforme un paysage, qui définit une route à suivre vient à ma rescousse en ce moment. Je l’ai toujours utilisée, parfois avec volupté pour  changer, non pas les choses mais la façon de les voir…qui finalement les changera.

Quand j’étais syndic (bénévole) de coproporiété… nous avons dû donner des noms aux rues et allées de notre lotissement tout neuf qui comptait 118 maisons, le plus important de la commune : 3 rues, 8 allées. Evidemment, c’était pour hier!

Quand on fait les choses dans la précipitation…on s’appuie d’abord sur la méthode : la déduction par exemple : éliminer tous les noms, toutes les catégories déjà prises…les arbres, les oiseaux….pas de poètes, ni de peintres…un autre lotissement engage le même processus…

On choisit un premier nom de peintre, mais l’autre lotissement a été plus rapide.

Les poètes s’offrent à nous  : beaucoup de noms se bousculent… des bribes de poémes, ceux à jamais gravés par  nos mémoires d’enfants …et puis autour de la table, chacun donne son avis. Mais, comme on hésitait entre les peintres et les poétes et que mon voisin qui manie avec adresse le pinceau avait proposé Auguste Renoir…on le gardera et il sera le seul peintre au milieu du domaine des poètes. …Je dis toujours, quand un visiteur s’égare dans notre lotissement, confronté à cette “erreur” que la poésie est dans sa peinture…..

Voilà…passer du mot ZAC des Saignes (lieu d’implantation) )à Domaine des Poètes ne change rien à la réalité mais installe une sensation qui finalement embellit notre vie, nos relations et finit par correspondre à l’aménagement de notre espace.

Chaque chose n’est en fait que l’idée que l’on s’en fait et j’ai mille fois remarqué que la forme, si elle ne permet pas de changer les choses, donne une ouverture pour le faire.

En ce moment…je reprends tous les mots ou expressions entendus : ils me servent de base pour redéfinir des réalités, des points de vue, mais surtout permettre des passerelles entre des parties rendues rigides, arcboutées sur leur certitude.

Dans ma réflexion sur mon retour à l’école : je me dis qu’il ne faut pas confondre “chapeauter” et “porter le chapeau”!

Cette clé humoristique peut rouvrir  le dialogue pour redémarrer sur des bases reconnues par tous, gage d’un nouveau départ.

Re  re re …je réagis…Mais une de mes devises à toujours été et sera toujours : AGIR ou SUBIR!

Voici une piste… une de celles que j’explore en ce moment!

Je n’en suis que malheureusement encore qu’au stade de stabilisation…..à suivre!

Write A Comment